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Enfer des femmes

Kinshasa : deux survivantes des VBG racontent leur calvaire

Selon l’ONU Femmes, la violence domestique ou conjugale est à l’échelle mondiale, l’une des formes de violence les plus courantes subies par les femmes.
Cette forme de violence, poursuit la source, est tout modèle de comportement visant à exercer et à maintenir un pouvoir ou contrôle sur l’autre. Elle englobe toutes sortes d’actes physiques, sexuels, émotionnels, économiques et psychologiques de nature à influencer une autre personne.
A Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo, plusieurs épouses subissent cette forme de violence basée sur le genre (VBG) au sein de leur ménage.
Pour le Fonds des Nations-Unies pour la Population (FNUAP),  » bien que la violence sexuelle et basée sur le genre (VSBG) mette en péril la santé, la dignité, la sécurité et l’autonomie de ses victimes, elle reste entourée d’une culture du silence « .
A en croire deux survivantes qui ont raconté leur expérience douloureuse, le silence observé fait partie de l’ignorance et de manque des moyens financiers pour aller en justice.
Parmi elles, l’une a saisi les instances judiciaires pour obtenir ses droits, l’autre par contre a pris la fuite dans le but de préserver sa vie.
« J’ai demandé le divorce après dix ans de mariage parce que j’étais dans un foyer où j’ai vécu la violence émotionnelle, les injures, le traumatisme, les querelles récurrentes parfois l’agression physique de la part d’un époux qui me déconsidérer et me traiter de tous les noms même devant les gens « , a révélé Julienne (nom d’emprunt), mère de deux enfants.
Elle a également fait savoir qu’elle a enduré ces violences jusqu’à connaître des ennuis de santé.  » Aujourd’hui, je garde encore des séquelles de mon pied droit étant donné que j’ai frôlé l’accident cérébro-vasculaire (AVC ). Je suis obligée de prendre régulièrement des médicaments pour maîtriser ma tension artérielle », a déclaré cette femme d’une trentaine d’années qui s’est demandée si elle peut être victime d’une telle crise à son âge.
 » Une fois, mon mari m’a même poussé pendant une grossesse de sept mois tout simplement pour lui avoir demandé l’argent de l’examen prénatal. En plus, lorsque j’étais internée plus d’une fois à l’hôpital pendant de semaine, mon mari ne m’avait jamais rendu visite. En plus, c’est ma famille qui payait toujours la facture « , a indiqué Julienne d’un air triste.
Elle a informé que  » c’est grâce aux explications et orientations d’un avocat que je suis actuellement en procès avec mon mari dans le but d’entrer dans mes droits. C’est ma famille qui m’accompagne financièrement, surtout que mon époux m’avait empêché de travailler « , a notifié la dame qui est en instance de divorce avec son mari d’avocat qui lui promettait de sortir bredouille de leur mariage.
De son côté, Marie a été obligée de fuir avec ses deux enfants d’un foyer violent après sept ans de vie commune. Suite à son ignorance et au manque d’argent elle a préféré partir que de tenter une action en justice.
 » Avec mon ex mari, tout se régler par la violence. En sept ans de mariage, nous avons changé six maisons à louer étant donné qu’il y avait tout le temps des bagarres « , a-t-elle expliqué.
Et d’ajouter :  » je me souviens qu’une fois il est rentré à 2h du matin et s’en est pris à moi jusqu’à 6h du matin du fait que je lui ai posé la question sur ses retards à répétition. Nous avons été chassés par la bailleresse qui avait peur du pire si on restait dans sa parcelle « .
Cette violence physique récurrente a fait que j’ai actuellement des complications d’yeux, avant d’affirmer qu’elle voit difficilement la nuit.

Connaître ses droits

Le Chargé de Programme à la Coalition des Femmes pour la Paix et Développement (CFDP), Serge Ndongo a souligné que pour aider les survivantes, son ONG sensibilise la communauté par rapport à la prise en charge juridique et judiciaire des victimes des violences sexuelles basées sur le genre (VSBG).
Avocat de son état, Me Liévin Kibungula a reconnu l’ignorance comme faisant partie d’obstacles qui empêchent les survivantes d’accéder en justice. « Quelqu’un qui ne connaît pas, c’est normal qu’il puisse ignorer ses droits même les perdre », a-t-il précisé.

L'auteur

Christelle Mpongo, Éditrice Général, Fondatrice du Magazine Femme d'Afrique.

2 Commentaires

  1. c est avec beaucoup de peines que je commente cet article. faudra crée un reseau pour lutter contre les VBG au niveau des quartiers et rue, surtout dans des coins ou les femmes sont moins informes bien que dans nos milieux urbains ce fleau bas aussi son plein

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