Politique

Situation des femmes au Bénin : Mieux promouvoir la femme pour un lendemain meilleur

Au Bénin, il existe plusieurs lois qui prônent le respect des droits de la femme et qui les protègent. Mais, entre ces lois et la réalité quotidienne des femmes, le fossé est énorme.

S’il y a une remarque qui saute à l’œil dans le vécu quotidien des béninois, c’est la grande différence entre la réalité et ce que prônent les textes tels que la constitution au sujet des droits des femmes. Ainsi au Bénin, la situation de la femme varie selon qu’elle soit en ville ou en campagne. Néanmoins, quelle que soit sa situation géographique, on peut dire que les inégalités qui confirment le statut de la femme en tant que sexe faible, existent toujours. Ceci est dû  aux pesanteurs socioculturelles.

En effet, selon la tradition béninoise et même du point de vue des religions endogènes et importées, on enseigne toujours que l’homme est supérieur à la femme et que celle-ci lui doit une soumission absolue. Ceci est si ancré dans les mœurs des béninois que la femme qui ose trop prendre la parole dans son ménage est considérée comme une insoumise et peut perdre son foyer (elle peut soit, se faire renvoyer par son mari, soit être battue par ce dernier, ou encore, se voir seconder par une coépouse jugée plus soumise qu’elle).

Cet état de chose existe bien en ville malgré la modernité. “C’est vrai que je suis un intellectuel et que j’ai connaissance des lois sur les droits des femmes mais nous sommes ici en Afrique et nos coutumes disent clairement que la femme est inférieure à l’homme. C’est un principe de la nature que nous africains respectons. Je ne peux donc tolérer trop de zèle venant de ma femme. Autrement, elle se verra renvoyer du foyer”, confie Monsieur Edson que nous avons interrogé sur la question.

En dépit des questions d’inégalité existe aussi la violence conjugale faite aux femmes. A ce sujet, certaines femmes continuent de subir des sévices corporels venant de leurs maris. Ceci n’a aucun rapport avec le fait qu’on soit en campagne ou en ville, mais procède plutôt du caractère bouillant et féodal du mari.

Et pourtant, la loi de prévention et de répression des violences faites aux femmes a été approuvée en 2011 et le Code pénal interdit la violence domestique et le viol. Aussi, le Bénin a-t-il ratifié le 12 mars 1992, la Convention pour l’élimination de toutes formes de discrimination à l’égard des femmes.

Vous avez des reclamations ? Veuillez les signaler ici .