Enfer des femmes

Violence sexiste : certaines femmes candidates payent les prix sur les réseaux sociaux

En République démocratique du Congo, certaines femmes politiques candidates à l’élection législative nationale font l’objet d’une campagne de dénigrement sur la toile.
Ces dames sont victimes de violence sexiste sur les différentes plateformes mobiles (Facebook, Watshapp, X, Instagram) qui servent désormais d’un espace de règlement de comptes. Car les affiches de ces candidates retenues sur la liste définitive de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) circulent d’un post à un autre avec des commentaires désobligeants.
Question de salir l’image de la candidature féminine pour décourager les électeurs potentiels. Cette violence sexiste qui favorise les inégalités de genre est malheureusement encouragée par plusieurs utilisateurs des réseaux sociaux qui partagent des messages s’attaquant à la gent féminine.
Contrairement aux cycles électoraux passés, les réseaux sociaux seront maintenant un terrain où les adversaires politiques, particulièrement les femmes, doivent s’attendre à toutes sortes des violences.
Point n’est besoin de signaler que la campagne électorale qui s’annonce risque d’être virulente. Les réseaux sociaux seront donc utilisés comme une arme redoutable pour répandre ce genre de violences.
Déjà, les femmes candidates qui sont victimes de cette violence basée sur le genre (VBG) voient leurs affiches commentées sous divers sens, allant jusqu’à toucher leur vie privée. Certains internautes extrémistes pensent même que ces dames ne méritent pas de siéger à l’Assemblée nationale.
Au regard de cette réalité, les organisations de défense des droits des femmes doivent se lever le plus tôt possible pour dénoncer cette attitude à quelques mois de l’organisation des élections générales de décembre 2023.
Si rien n’est fait dans le but de combattre la violence sexiste sous toutes ses formes, notamment sur les réseaux sociaux, ces organisations féminines auront à saboter leur propre combat. Un combat qui consiste à voir non seulement les femmes se lancer massivement dans le monde politique mais également de pouvoir postuler à tous les niveaux.
Dans le but de ne décourager le peu de femmes qui osent présenter leur candidature, elles doivent sentir une solidarité de la part des organisations qui militent pour leurs droits. Au cas contraire, entendons-nous de rencontrer le refus des certaines dames de ne pas postuler lors des prochaines élections afin d’être à l’abri des attaques ciblées.
Dans un pays où la représentativité de la femme pose encore problème dans les différentes institutions de la République, il est vivement souhaitée de barrer la route aux personnes mal intentionnées qui pensent que la femme n’a pas sa place dans la gestion de la chose publique.
La parité homme-femme consacrée dans l’article 14 de la Constitution doit s’appliquer réellement étant donné qu’il ne s’agit pas d’une faveur accordées aux congolaises mais d’un droit.
Comme qui dirait, l’apport de la femme en RDC est également nécessaire pour le développement de la société. Raison pour laquelle, le taux de participation des femmes doivent augmenter dans les institutions électives et les postes nominatifs.

TS

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