Société

Le Prix franco-allemand des droits de l’homme et de l’Etat de droit décerné à Anny Modi

Les ambassadeurs de France, Bruno Aubert, et d’Allemagne, Ingo Hebert, en République démocratique du Congo ont remis le prestigieux prix franco-allemand des droits de l’homme et de l’Etat de droit 2023 à la directrice exécutive de l’ONG AFIA MAMA ASBL, Anny Modi.
C’était au cours d’une réception organisée le jeudi 25 janvier 2024 à la résidence de France en RDC. Le prix Franco-allemand a été également décerné aux onze autres lauréats à travers le monde.

 » J’accepte ce prix en toute humilité et je le reçois au nom de tous ceux qui défendent l’égalité des sexes et les droits humains en République démocratique du Congo. Ce prix me servira de source de motivation et d’inspiration, tout en me stimulant à continuer à défendre et à promouvoir les droits des personnes les plus vulnérables de ma société, en général, et des femmes et des filles, en particulier. Je m’engage à poursuivre ce combat avec persévérance, dynamisme, force et amour  », a souligné Mme Modi.

La directrice exécutive de AFIA MAMA également a remercié les deux diplomates ainsi que leurs pays respectifs pour leur soutien à travers le plaidoyer, le renforcement des capacités ainsi que leur prise en charge renouvelée au fil des années.

Selon elle, l’accès aux ressources permettant d’atteindre les objectifs reste un défi qui nécessite l’implication des bailleurs. D’où l’engagement des féministes et défenseurs des droits humains pour porter une voix neutre, libre, réaliste et indépendante, a-t-elle souligné.

 » Je me fais porte-parole de ceux qui ont été victimes des abus lors du processus électoral, des conflits armés et intercommunautaires, mais qui sont souvent exclus lors des résolutions et des consolidations de la paix « , s’est engagée Mme Modi.

Par ailleurs, la directrice exécutive de l’ONG AFIA MAMA a signalé qu’il y a des femmes et des filles qui vivent dans des camps des déplacés, subissant parfois des abus, des exploitations sexuelles. Et de poursuivre :  » elles ne savent pas quand est-ce qu’elles pourront rentrer dans leurs villages pour vaquer librement à leurs occupations commerciales et agricoles. Ces femmes ne savent pas non plus si elles peuvent aller chercher de l’eau sans être victimes de viol « .

Par ailleurs, Mme Modi a déploré le fait que certaines décisions qui sont prises pour elles, à leur absence au niveau international, les éloignent de cet état de droit voulu et décrété sans que l’application ne suive.

L'auteur

Christelle Mpongo, Éditrice Général, Fondatrice du Magazine Femme d'Afrique.

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