Derrière son sourire discret, Dorcas (nom d’emprunt) cache une douleur profonde. Mariée depuis sept ans, elle n’a toujours pas réussi à concevoir. Une situation qui, jour après jour, met son mariage en péril.
« Quand nous étions fiancés, j’ai subi trois avortements avec mon mari actuel », a-t-elle révélé avec émotion.
« Depuis notre union, je n’arrive plus à tomber enceinte. »
Ce passé la hante aujourd’hui, car, l’union avec son conjoint, est fragilisée et la pression de la belle-famille ne cesse de croître.
Sa belle-mère lui a donné un ultimatum : si dans six mois elle ne tombe pas enceinte, elle devra quitter la maison de son fils. Les remarques blessantes de ses belles-sœurs sont devenues son quotidien.
« Je suis épuisée. Chaque jour, je me sens jugée, rejetée », a soufflé Dorcas très épuisée.
Son mari, pourtant conscient de ce qu’ils ont vécu avant le mariage, semble s’éloigner : « Il me menace de faire des enfants dehors ou d’épouser une deuxième femme », a-t-elle confié.
Néanmoins, Dorcas vit dans la peur et l’angoisse, mais elle garde encore une lueur d’espoir. « Je prie et j’espère que Dieu fera grâce », a-t-elle fait savoir avec courage.
Il est impérieux de relever que l’histoire de Dorcas illustre la réalité de nombreuses femmes confrontées à l’infertilité et à la stigmatisation.
Les spécialistes rappellent que ces situations nécessitent de la compréhension, du dialogue et un accompagnement médical, car l’infertilité peut aussi concerner l’homme.
Dorcas, elle, souhaite simplement être entendue.
« Je veux qu’on me voie comme une femme, pas comme une erreur », a-t-elle conclu.
Thérèse Bukasa




