Technicienne de laboratoire de formation, encadreuse des femmes et mère de famille, Edith Mpaleng a plaidé, à l’occasion de la Journée internationale du travail, pour les meilleures conditions de travail des femmes en République Démocratique du Congo.
» La femme congolaise est très travailleuse. Elle se bat bec et ongles, au jour le jour, pour subvenir aux besoins de son foyer. Certaines d’entre elles sont veuves et d’autres ont des maris sans rémunération pouvant nouer les deux bouts du mois. C’est ainsi que ceux qui ont la gestion de la res publica doivent tout mettre en œuvre, non seulement pour améliorer les conditions de vie de tous les congolais mais aussi et surtout pour offrir de meilleures conditions de travail aux femmes congolaises « , a déclaré Edith Mpaleng.
Et d’ajouter : » Lorsque nous encadrons ces femmes, nous nous rendons compte qu’elles ont des potentialités pouvant leur permettre de faire mieux, mais elles restent butées à plusieurs difficultés, notamment celles liées à leur intégration professionnelle. »
Edith Mpaleng a fait savoir que les conditions de travail de femmes congolaises laissent parfois à désirer. Selon cette Technicienne de laboratoire, elles occupent souvent des emplois précaires, irréguliers et moins rémunérés.
» Leur accès aux milieux professionnels posent un sérieux problème et une fois admises, certaines font face, tant aux discriminations qu’aux harcèlements sexuels de la part de leurs collègues hommes », a-t-elle indiqué.
Ces injustices et antivaleurs, a-t-elle soutenu, menacent la quiétude des femmes au travail et font parfois que certains hommes se sentent retissants et veulent plus permettre à leurs femmes de travailler.
» Le Ministère du Travail et de l’Emploi, ainsi que celui de la Justice et garde des sceaux, devront faire de leur mieux pour faciliter le travail de femmes, durcir les conditions d’interprétation de ceux qui se jouent des femmes en milieu professionnel pour favoriser la justice sociale « , a mentionné Edith Mpaleng.
Quelques réalités en rapport avec le travail des femmes en RDC
Par ailleurs, il convient de signaler que le travail des femmes, bien qu’en augmentation, reste marqué par des inégalités structurelles, une concentration dans les services et une forte prévalence de l’informel en RDC.
Certains rapports indiquent que les femmes aspirent à l’autonomie financière, mais concilient difficilement vie professionnelle et familiale, avec des défis persistants tels que l’écarts de salaire et le temps partiel imposé.
À en croire certaines sources, les secteurs d’activité dans lesquels il y la prédominance des femmes sont la santé, l’éducation et l’agriculture. Une étude a montré qu’en RDC, plus de 90 % des femmes travaillent dans l’informel.
Quelques inégalités persistent limitant l’accès des femmes aux postes de direction. Le rôle économique des femmes est vital, mais reste freiné par des normes culturelles et des charges domestiques.
Des initiatives de certaines Organisations non gouvernementales soutennant l’autonomisation, notamment par la formation, l’accès au financement sont les bienvenues parmi les femmes.
Le travail étant un droit fondamental, garantissant l’indépendance et la citoyenneté des femmes, la participation de celles-ci est cruciale pour le développement durable.
Serge Musene




