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Société

RDC: lancement d’un plaidoyer pour la reconnaissance nationale des 22 journalistes assassinés

L’Association Congolaise des Femmes Journalistes de la Presse-Ecrite ( ACOFEPE ) et des organisations professionnelles des médias ont, jeudi 09 mai 2024, lancé un plaidoyer pour la reconnaissance des 22 journalistes assassinés en République démocratique du Congo au rang des martyrs de la liberté de la presse.

 » C’est une démarche que nous menons parce que nous avons décidé de rompre le silence. Après 19 ans de leur assassinat, il faut que la justice soit faite, et que ces victimes soient élevées au rang des martyrs de la liberté de la presse « , a déclaré Grâce Israëlla Kangundu Ngyke, membre actif du Comité de pilotage de ce plaidoyer et troisième fille du feu journaliste Ngyke assassiné.

Profitant de la circonstance, elle a également demandé au Président de la République de s’enquérir de la situation parce qu’il prône un Etat de droit, afin de se souvenir de tous les journalistes qui ont payé de leur vie à cause de la liberté de la presse en RDC.

Mme Kangundu Ngyke a notamment sollicité le soutien des partenaires internationaux dans le but de pouvoir actionner toutes les stratégies mises en place pour bien mener ce plaidoyer.

Elle a conclu son mot, en signalant que cette démarche est soutenue par plusieurs autres organisations des médias, notamment l’Union Nationale de la Presse du Congo (UNPC), l’Observatoire des Médias Congolais (OMEC), l’ONG Journaliste en Danger (JED), la Fédération des Radios Communautaire (FRPC)

S’agissant du Secrétaire général de l’UNPC Jasbey Zegbia Wembulu, il a tout d’abord encouragé les organisateurs de ce plaidoyer, avant d’appeler tous les journalistes Congolais à soutenir cette démarche qui est une nouvelle lutte entamée en vue d’obtenir justice.

Il faut signaler qu’au cours de cette activité, les membres dudit Comité de pilotage ont formulé trois recommandations, à savoir la construction d’un monument à Kinshasa en mémoire de tous les journalistes assassinés et disparus, l’élévation de ces journalistes au rang des martyrs de la liberté de la presse et la réparation à travers les enfants orphelins.

Cette activité, qui a été organisée dans le cadre de la journée mondiale de la liberté de la presse célébrée le 03 mai de chaque année, a été clôturée par l’exposition des photos et oeuvres des journalistes assassinés.

Thérèse Mujinga Bukasa

L'auteur

Christelle Mpongo, Éditrice Général, Fondatrice du Magazine Femme d'Afrique.