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Entrepreneuriat

Construire des nouvelles cités eco- responsable en Afrique, tel est l’ambition Noha Saleeby

Noha Saleeby, jeune entrepreneure belgo-congolaise de 39 ans  nourrit l’ambition innovante de révolutionner l’habitation et l’urbanisme en RDC et en Afrique en construisant des cités éco-responsables à moindres coûts en partenariat avec les gouvernements locaux.

Née à Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo, des parents mixtes, Noha y a passé une partie de son enfance jusqu’à ce que la première guerre civile éclate en 1991 ce qui les a obligé d’émigrer en Belgique où elle fait ses études et ses premières expériences professionnelles.

En 2010, elle s’installe en Angola où elle créera plusieurs entreprises dans les secteurs de la construction, architecture d’intérieur, restauration et immobilier.

Son expérience en tant qu’entrepreneur a dépassé les préoccupations financières l’amenant à prendre conscience des réalités sociales du pays en étant actrice d’une vie entrepreneuriale qui chaque jour avait des défis sociétaux à relever.

J’ai commencé à me poser la question:
« Comment à mon niveau, je peux apporter un réel changement aux difficultés rencontrées ? »
Je me suis intéressée aux entreprises dites Humanistes où j’y ai puisé leur vision, éthique, fonctionnement en les adaptant aux réalités que je rencontrais, dit-elle.

« En bref, Comment une entreprise peut avoir un impact social important pour changer la vie des employés, de la communauté et … du monde.
Après 4 longues années, le projet DVN-T City est né non seulement pour le monde entrepreneurial mais pour l’impact social et environnemental que ses principes apportent dans le développement d’une communauté. »

DVN-T CITY se présente comme un projet urbanistique de 40 hectares orienté selon les principes de préservation de l’environnement qui intègre divers modules d’habitations, de commerces et services, de complexes touristiques, bâtiments modernes administratifs et d’entreprises, de nombreux espaces multifonctionnels qui englobent plusieurs complexes éducatifs, hôpitaux, maisons de retraite, crèches, centre de formations et de recherches.

En effet, DVN-T CITY joint les principes de l’urbanisme écologique et celui de la ville nouvelle orientée sur le respect de l’environnement tout en développant des activités à intérêts circulaires.

En outre, la cité inclue une politique visant à réduire progressivement la pollution du gaz à effet de serre (GES) dans la cité en favorisant le covoiturage et axé sur le déplacement aux moyens d’éco transports.

De ce fait, il inclue : des habitations construites avec des matériaux écologiques, recyclés et recyclables ; un système de sécurité; une politique commerciale et économique interne menant à des tontines régionales et aussi un accès à tous à entreprendre au centre commercial alternatif. Le grand Parc écologique de DVN-T CITY ; un centre culturel pour des évènements et atelier d’art ouvert à tout artiste ; une grande bibliothèque et aussi un grand centre de formation pluridisciplinaire; un orphelinat avec un système éducatif adapté, une zone industrielle comprenant une zone tampon pour la production de la biomasse, de l’énergie photovoltaïque (centrale photovoltaïque), zone de récupération des eaux usées et des eaux de pluie ainsi que la station d’épuration d’eau potable. La clef du développement durable réside dans la combinaison de technologies, d’innovations organisationnelles et de changements de mode de vie.

De ce qui précède, DVN-T CITY s’affirme comme étant la bible du bien-être et de savoir-vivre sainement grâce aux diverses solutions qu’elle apporte dans ses domaines d’activités.

DVN-T CITY poursuit comme objectifs :

Cultiver les notions d’écologie
Créer des emplois locaux
Recycler les déchets en circuits courts et fermés Protéger l’environnement local
Intégrer la permaculture et les forêts nourricières Réintégrer la biodiversité
Créer un centre d’intérêts communautaire.

La cité est subdivisée en 4 blocs de 10 hectares chacun. Le bloc 1 va de l’entrée de la ville jusqu’au parc ; le deuxième bloc est réservé uniquement aux habitations ; le troisième bloc est celui comprenant les bâtisses éducatives, sanitaires, hôtellerie et sportives.

En définitive, la quatrième zone comprendra une partie industrielle et une partie tampon. La cité se disloque aussi en zones. Ces zones sont réparties en fonction d’activités et centres d’intérêts pour faciliter l’interconnexion de la cité afin de la faire vibrer.

DVN-T CITY comportera une zone commerciale, une zone touristique, une zone d’habitations, une zone sportive, une zone éducationnelle, zone industrielle, une zone santé, zone agricole.

POURQUOI DVN-T CITY RDC ?

Le boom démographique, les enjeux économiques et écologiques imposent à la nation de repenser son urbanisme.
A la base, Kinshasa est une ville qui a été construite pour à peine 10.000 Hab. en 1910, aujourd’hui, elle compte plus de 17 millions d’hab. devenant l’une des plus grandes agglomérations du monde, 3ème en Afrique après le Caire et Lagos et 1ère agglomération francophone. Cependant la croissance urbaine n’a pas suivi la croissance démographique : nombre de logement, d’écoles, d’hopitaux, et etc par habitant.

DVN-T City est un projet qui entre dans la vision du Chef de l’Etat, Felix Antoine Tshisekedi qui veut attirer des investisseurs étrangers en République Démocratique du Congo, mais également le retour de la Diaspora Congolaise et africaine en RDC.
Mais pour qu’un tel retour soit possible et en même temps attirer ces investisseurs étrangers, il faut mettre en place tout un écosystème favorable qui leurs permettent d’opérer dans les bonnes conditions. Cela va d’un espace de logement de qualité et moins coûteux, d’un réseau local de connexion avec les opérateurs locaux et des investisseurs internationaux à travers la zone dite économique.

 

L'auteur

Christelle Mpongo, Éditrice Général, Fondatrice du Magazine Femme d'Afrique.

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