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VBG: sept journalistes primés par l’UNFPA

La deuxième édition du prix des médias Henriette Eke 2023 lancée par le Fonds des Nations-Unies pour la Population (UNFPA) a récompensé les meilleures productions journalistiques de sept journalistes, dont six femmes et un homme, sur la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG).

Les lauréats ont reçu leur prix au cours d’une soirée organisée, vendredi 8 décembre 2023, à Kinshasa, par l’UNFPA en marge des 16 jours d’activisme de lutte contre les VBG.

Pour la catégorie Presse-écrite, Mathy Musau, journaliste au quotidien Forum des As paru à Kinshasa, a été l’unique gagnante. Elle a également remporté le prix spécial du concours.

En ce qui concerne la presse en ligne, le premier prix revient à la journaliste et Directrice générale du site d’information femmedafrique.net Christelle Mpongo. Le deuxième prix a été décerné au journaliste Jessy Nzengu venu de la province de Lualaba.

S’agissant de la catégorie radio, le premier et le deuxième prix ont été donnés respectivement aux journalistes Rose Mathe Riziki du Nord-Kivu et Alice W’Iragi du Sud-Kivu.

Enfin, le premier prix de la télévision est revenu à la journaliste Liliane Safi du Nord-Kivu et la journaliste Alice Kajabika du Sud-Kivu a eu le deuxième prix.

Devant la presse, Mme Christelle Mpongo a fait savoir que son article raconte l’histoire de deux survivantes de violence basée sur le genre (VBG), comment est-ce que les femmes vivent les violences au quotidien mais elles sont incapables de dénoncer ce qu’elles vivent.

 » Grâce à ce prix, je prends l’engagement de continuer toujours à lutter contre les VBG, à dénoncer ses effets néfastes que la femme subit au quotidien parce qu’elles ne connaissent pas la voie de sortie. Parfois à cause des us et coutumes et au mariage forcé, les survivantes sont souvent soumises au silence « , a-t-elle déclaré.

Pour cette lauréate, à travers sa production journalistique, les survivantes comprendront qu’il est vraiment nécessaire de dénoncer tout ce qu’elles vivent pour éradiquer ce fléau.

De son côté, Mathy Musau dit avoir écrit un article sur les violences domestiques que beaucoup de gens ignorent alors que les femmes meurent en silence. Son article décris les différents types de violences domestiques.

 » Je remercie vivement l’UNFPA pour cette initiative qui nous pousse, nous journalistes, à faire des papiers de fond sur les formes de violence qui existent dans notre pays « , a-t-elle ajouté.

Reconnaître le travail des journalistes

La Représentante ai de l’UNFPA, Suzanne Mandong, a signifié que les journalistes congolais vont un travail remarquable dans plusieurs domaines, tout en apportant leur soutien aux différentes interventions de cette agence onusienne.

Ce prix, dit-elle, est une manière pour l’UNFPA de reconnaître leur contribution dans la sensibilisation des populations. Et de poursuivre « je tiens à remercier particulièrement les professionnels des médias de la République démocratique du Congo pour leur mobilisation et leur participation massive à cette compétition qui, pour nous, est un moyen pour cultiver l’intérêt aux questions de populations, en général et à celles ayant trait au mandat de l’UNFPA, en particulier ».

Mme Mandong a également fait savoir que le prix Henriette Eke est pour l’UNFPA une manière de renforcer les capacités des journalistes et de créer une émulation de la corporation afin d’aboutir à un meilleur traitement de questions de populations et de développement dans les médias.

Son souhait est que les meilleures productions retenues lors du concours puissent contribuer à renforcer la sensibilisation et le plaidoyer pour l’amélioration des conditions de vie de la population congolaise, notamment les femmes et les filles.

Notons que cette deuxième édition du concours des médias prix Henriette Eke 2023 a été placée sous le thème : « éliminer les violences basées sur le genre en RDC ». L’édition de 2024 aura pour thème : « éliminer les besoins non satisfaits en planification familiale, l’un des résultats transformateurs du Fonds des Nations-Unies pour la Population pour l’atteinte des objectifs du développement durable en 2030 ».

Pour rappel, le prix Henriette Eke est dédié à celle qui fut conseillère sage-femme du bureau de l’UNFPA en RDC, alors décédée en novembre 2020. C’est une reconnaissance du travail abattu par la défunte en raison de sa contribution exemplaire à la lutte pour l’amélioration de la santé maternelle dans le pays.

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