Le Ministre de l’Agriculture et du développement rural (MINADER), Gabriel Mbairobé, a présenté les résultats de l’analyse du Cadre Harmonisé (CH) sur la sécurité alimentaire au Cameroun lors d’une réunion, tenue à Yaoundé, le 15 décembre, révélant une situation fragile avec des millions de personnes en insécurité alimentaire due à des facteurs climatiques et sécuritaires, avec une forte hétérogénéité régionale.
C’est sous les lambris dorés du Hilton hôtel de Yaoundé que le ministre de l’Agriculture, Gabriel Mbairobé a fait le point sur la situation alimentaire au Cameroun, en présence du Secrétaire général du Ministère de la Communication, ainsi que des partenaires financiers et techniques, notamment, le PAM, la FAO et la Banque Mondiale.
Dans les points clés de sa communication, le Ministre en charge de l’Agriculture, a fait savoir ceci : 11% de la population camerounaise, soit environ plus de 3 millions de personnes, sur une population estimée à environ 30 millions d’habitants, sont en insécurité alimentaire et nutritionnelle aiguë.

Le Nord-Ouest, le Sud-Ouest et de l’Extrême-Nord, constituent les régions les plus affectées avec 13 départements en situation de crise alimentaire. Les facteurs déterminants de cette crise sont liés aux inondations, la sécheresse, les attaques de Boko Haram, les enlèvements avec demande de rançon et la hausse des prix des denrées alimentaires.
Il faut souligner que ce bilan est le résultat d’une enquête menée dans les dix régions du pays et 58 départements, qui, au final a permis de collecter les données auprès de 13 300 ménages à travers une étude communautaire couvrant une population estimée à 30 millions d’habitants.
A cet effet, le Gouvernement prévoit de mettre en place des mesures pour améliorer la production agricole, en soutenant les petits producteurs et en renforçant les dispositifs de prévention et de gestion des crises alimentaires. Bien entendu, dans l’objectif de réduire l’insécurité alimentaire et de renforcer la résilience des communautés rurales naturelles.
Le PULCCA, l’un des leviers du Gouvernement pour inverser la tendance

Parmi les leviers sur lesquels le Gouvernement du Cameroun compte s’appuyer pour inverser cette tendance, figure en bonne place, le Projet d’Urgence de Lutte Contre la Crise Alimentaire ( PULCCA) au Cameroun, piloté avec maestria par Gilbert Ndzomo Abanda qui en est le Coordonnateur.
Homme d’expérience, Gilbert Ndzomo Abanda est un Ingénieur agroéconomiste et titulaire d’un Master of Science (MSc) en aménagement et gestion des ressources forestières obtenu à l’Université de Dschang.

Très aguerri, Gilbert Ndzomo Abanda a le profil de l’emploi pour mériter la confiance placée en lui par les autorités du pays. C’est ainsi qu’il assure avec dextérité la bonne marche de cet organisme qui dispose d’un budget avoisinant 38 milliards de francs CFA, soit environ 70 millions de dollars US, financé par la Banque Mondiale (BM) et le Gouvernement camerounais.
Dans la foulée de sa présentation, le Ministre de l’Agriculture, Gabriel Mbairobé a souligné les actions prévues pour maintenir le Cameroun comme grenier de l’Afrique Centrale : « En ce qui concerne la production de riz, les Sociétés comme la SEMRY recevrons un appui financier de 9 milliards F cfa, soit environ 17 Millions de dollars US dans le cadre du plan intégré import-substitution agricole et halieutique. Cet appui permettra l’installation et l’acquisition d’une chaine complète de production de riz d’une capacité de 30 milles tonnes dans la vallée de Ndop. S’agissant de l’huile de palme, un appui de 4 milliards de Fcfa, soit environ 8 millions de dollars US sera accordé à la Cameroon Development Corporation(CDC) et Palm Oil, et aux opérateurs privés pour la régénération et la densification des champs existants.«

Rappelons que le PULCCA a pour missions : De lutter contre l’insécurité alimentaire au Cameroun ; d’améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations vulnérables ; de renforcer la résilience des ménages et des communautés face aux chocs climatiques et économiques ; d’augmenter la production alimentaire ; de faire avancer la gestion post-récoltes.
Un défi de grande amplitude que Gilbert Ndzomo Abanda, Coordonnateur national du PULCCA, est entrain de relever avec son équipe pour réduire drastiquement cette crise alimentaire qui secoue trois des dix régions du Cameroun.
François Essomba à Yaoundé




