La rentrée scolaire 2025-2026 a été effective, ce lundi 1er septembre, sur toute l’étendue du territoire national marquant ainsi le retour en classes des millions d’élèves après deux mois des vacances.
Comme chaque année, ce rendez-vous tant attendu porte un double visage : celui de l’enthousiasme des enfants retrouvant les bancs de l’école et celui des défis persistants qui marquent le système éducatif congolais.
Dans la Commune de Ngaliema, la réalité sur terrain a révélé un niveau de participation des élèves à environ 60 %. Ce taux certes, majoritaire, mais a fait état des absences majeures des apprenants.
Les raisons sont multiples : les difficultés économiques empêchant les parents à acheter les fournitures scolaires à leurs progénitures, attente de voir la dynamique s’installer dans les établissements ou encore contraintes logistiques propres aux réalités locales.
Notons que ce démarrage partiel a témoigné à la fois de la volonté des familles de renouer avec le rythme scolaire et des obstacles qui freinent encore une rentrée pleinement effective. Pour les élèves déjà présents, l’ambiance a été marquée par l’enthousiasme, la motivation et la joie de reprendre les cours.
Les enseignants de leur côté, ont repris avec détermination leur mission de formation et d’accompagnement, conscients par ailleurs, du rôle central qu’ils jouent dans l’avenir de la jeunesse.
Au-delà du cas de Ngaliema, cette rentrée scolaire 2025-2026, a mis en évidence les enjeux nationaux du système éducatif congolais autour des infrastructures, de l’accessibilité pour tous et de la qualité de l’enseignement demeurant des priorités qui appellent à une mobilisation collective.
Il sied de relever que l’école doit rester un espace d’apprentissage, d’équité et d’espoir, capable d’offrir aux apprenants les moyens de construire un avenir meilleur.
Ainsi, même si ce démarrage a démontré qu’il reste du chemin à parcourir, il représente déjà un signal positif, car, l’éducation reste une aspiration forte pour les familles et un devoir pour la société tout entière.
Chaque rentrée scolaire est plus qu’un rituel annuel : «c’est un miroir de nos réalités sociales et un pas décisif vers l’avenir de la nation».
Thérèse Bukasa




