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Les femmes des entreprises et établissements publics militent pour l’éradication des VSBG en milieux de travail

La Confédération Syndicale du Congo (CSC) a, jeudi 14 décembre 2014, à Kinshasa, organisé une matinée d’échanges sur l’éradication des violences sexuelles basées sur le genre (VSBG) en milieux des services publics (entreprises et établissements publics).

Placée sous le parrainage de la Directrice Générale Adjointe du Fonds National de l’Habitat, Pascaline Zamunda, l’activité rentre dans le cadre de la clôture des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre (VBG). Une centaine de participants présents à la manifestation ont échangé au tour du thème : ‘’ Pour des services publics exempts des violences sexuelles basées sur le genre en RDC ‘’.

L’objectif de cette rencontre est de proposer des pistes de solutions pour consolider les efforts existants en vue d’offrir un cadre de travail sans violence (tolérance zéro) et une bonne prise en charge des victimes. Question de permettre aux femmes de déployer tous leurs potentiels et de contribuer efficacement à l’atteinte des objectifs qui leur sont assignés et apporter leur pierre à l’édifice tel que souhaiter par le Chef de l’Etat qui croit en la capacite de la femme.

Selon la Secrétaire générale en charge du département national des femmes travailleuses à la CSC, Brigitte Sharadi, le but de leur plaidoyer est que les services publics soient exemptés des VSBG.

« Les milieux professionnels doivent aider les femmes à s’épanouir. Nous avons voulu impliquer les hommes pour qu’ils puissent aussi prendre conscience de ces faits qui se passe dans la société. La femme étant une personne à part entière, ses droits font partie des droits humains », a-t-elle déclaré.

Ces hommes, a-t-elle ajouté, s’ils représentent les femmes au niveau de la délégation syndicale à la table de négociation, ils doivent pouvoir lutter contre la discrimination pour que les hommes et les femmes puissent se retrouver dans leur travail.

Mme Sharadi a profité de l’opportunité pour signaler que la ratification de la Convention 190 de l’OIT sur la violence et le harcèlement par la République démocratique du Congo va contribuer à lutter contre les VBG dans les milieux du travail.

S’agissant de la Directrice Générale Adjointe du Fonds National de l’Habitat, Pascaline Zamunda, la sensibilisation sera continue dans le but de toucher encore plusieurs autres femmes évoluant dans les différents établissements publics.

 » En ce qui concerne le volet plaidoyer, nous voulons également toucher les décideurs pour qu’ils soient sensibles à cette question et qu’ils prennent des mesures adéquates pour favoriser à ce que des milieux de travail, surtout ceux de services publics soient assainis des VBG », a-t-elle précisé.

A l’en croire, la note de plaidoyer adressée au Premier ministre, chef du gouvernement, vise à solliciter son implication parce que sa décision est opposable à tous les ministères dont dépendent les établissements publics.

Quelques recommandations formulées

A l’issue de cette matinée, les participants ont élaboré une note de plaidoyer à l’intention du Premier ministre. Dans ce document, les femmes des services publics ont formulé certaines recommandations, notamment la mise en place d’un comité de suivi des violences sexuelles basées sur le genre (VSBG) au sein de chaque institution qui sera chargé d’informer le personnel sur les VSBG ainsi que mettre tous les mécanismes juridiques et judiciaires qui sanctionnent de tels actes; d’élaborer une charte sur la tolérance zéro des VSBG qui sera signée par les ministres, les chefs d’entreprises et établissements publics et la mise en place d’un mécanisme interne pour permettre la dénonciation, l’orientation pour une prise en charge adéquate et la protection des victimes.

TS

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