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Kinshasa : la célébration de la Journée internationale des femmes dédiée aux victimes de la guerre

La Journée internationale des femmes (JIF) 2024 a été célébrée à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, dans une attitude de méditation.

Raison pour laquelle, un culte œcuménique a été organisé le vendredi 8 mars 2024, à la cathédrale du Centenaire protestant, par le Ministère du Genre, Famille et Enfant dans le but de compatir avec les femmes victimes des violences dans l’est du pays.

Habillées en noir, les femmes venues de différentes organisations des droits des femmes, des politique et autres ont assisté à ce culte d’actions de grâces pour implorer l’intervention de Dieu, le seul pouvant mettre fin au conflit armé qui sévit dans cette partie de la République.

Au cours de sa prédication, la Révérende Anne Ponzi Masele s’est référée au livre d’Esther qui était obligée d’intervenir auprès du Roi pour empêcher le massacre des juifs qui étaient de sa race.

En prenant cet exemple, elle a exhorté les Congolaises et Congolais de pouvoir se lever, tout en sachant que cette affaire de guerre concerne tous.

 » La partie Est de la RDC nous revient, et nous devons être caractérisés par un éveil de conscience. L’histoire de République doit être la préoccupation de nous tous. Le noir que nous portons est un signe de détresse et l’expression de notre douleur par rapport à ce qui se passe en RDC « , a fait savoir la Révérende Ponzi.

Dans sa prière, elle a demandé à ce que le Seigneur puisse entendre les prières des Congolais lui adressées ce jour. La solution, poursuit-elle, est entre les mains de l’Eternel.

Dans son mot d’encouragement, le Premier Ministre, Jean-Michel Sama Lukonde, est convaincu que les cris de prière des Congolais seront entendus pour que finalement les bruits de bottes cessent non pas seulement dans la partie est, mais aussi partout où il y a la violence.

Il a également demandé aux femmes d’encourager le Président de la République dans sa quête pour la paix à travers leurs plaidoyers.

Au nom de la société civile, Grâce Lula, Coordonnatrice ai du Cadre permanent de concertation de la femme Congolaise (CAFCO) a invité les parties prenantes à travailler pour essuyer les larmes de la population Congolaise qui est endeuillée depuis 30 ans.

Elle a rappelé la communauté internationale qu’elle ne peut pas fermer les yeux au regard de ce qui se passe en RDC, sinon ça sera la politique de deux poids deux mesures.

Signalons que la Ministre du Genre, en mission à Goma, a été représentée par la Ministre de la Culture et Arts qui a également lu son discours.
Dans son mot, Mireille Masangu Bibi Muloko a indiqué que l’autonomisation de la femme ne peut se faire sans la paix.
 » En marge de cette journée de 8 mars, les femmes et les filles de tous les horizons ainsi que les hommes engagés dans la masculinité positive ont marché dans la rue. Question de manifester leur compassion et leur solidarité à l’égard des Congolais de l’est de la RDC qui vivent le calvaire des diverses atrocités « , pouvons-nous lire dans ce discours.

Notons qu’au cours de ce culte œcuménique, un appel des fonds a été initié en faveur des femmes vivant dans l’Est.

Signalons que la Journée internationale des droits des femmes avait pour thème international : investir en faveur des femmes : accélérer le rythme « .
Le thème national :  » accroître les ressources nécessaires en faveur des femmes et des filles dans la paix pour un Congo paritaire « .

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