Société

Kasaï Central : Thérèse Kapinga tire la sonnette d’alarme face à la désinformation en santé reproductive alimentant les grossesses précoces, les abandons scolaires et les risques sanitaires

À l’occasion de la Journée mondiale de la contraception célébrée le 26 septembre de chaque année, Thérèse Kapinga, Superviseure aux Programmes de santé au Kasaï Central, a lancé un appel urgent en faveur d’un meilleur accès à l’information sur la santé sexuelle et reproductive.

Dans une province où les indicateurs sociaux restent préoccupants, elle  a alerté  sur les conséquences directes du manque de sensibilisation, notamment chez les adolescentes.

Dans son message, Thérèse Kapinga a indiqué que les grossesses précoces et non désirées sont en hausse, tout comme les abandons scolaires chez les jeunes filles, particulièrement en milieu rural.

Ces situations exposent les adolescentes à des risques accrus à la lumière des complications obstétricales, de la stigmatisation sociale, de la précarité économique et parfois même du rejet familial.

« Les jeunes filles tombent enceintes parce qu’elles n’ont pas été informées à temps, ou parce qu’on leur a fait croire que les contraceptifs rendent stériles. C’est faux. Et cela coûte à notre société une génération de futures leaders », a-t-elle martelé.

Ainsi, plusieurs obstacles empêchent la diffusion d’informations fiables sur la planification familiale :

– L’analphabétisme, encore élevé dans certaines zones ;

– Les croyances religieuses et culturelles restrictives ;

– La dépendance économique des femmes, qui les empêche souvent de prendre des décisions autonomes ;

– La peur de la stigmatisation, surtout pour les adolescentes qui osent se rendre dans les centres de santé.

Thérèse Kapinga a rappelé en substance que les méthodes contraceptives sont disponibles gratuitement dans toutes les structures sanitaires publiques, mais que très peu de jeunes filles et de femmes mariées les utilisent de manière régulière.

Elle au finish lancé un appel à une démystification de ces outils qui, selon elle, sont essentiels pour le bien-être familial et la réussite scolaire des filles.

« La planification familiale n’est pas un péché. C’est un droit. Et c’est une responsabilité collective », a insisté Thérèse Kapinga.

Tout en manifestant le besoin d’une implication active des hommes, des chefs coutumiers, des enseignants, des pasteurs, des prêtres et des imams, pour porter ensemble ce combat contre l’ignorance et l’exclusion.

« L’éducation à la santé sexuelle et reproductive doit sortir des salles de réunion pour aller dans les familles, les écoles, les églises et les marchés. »

À travers ce plaidoyer, Thérèse Kapinga espère impulser une dynamique de sensibilisation continue afin de bâtir une société plus consciente, équitable et respectueuse des droits reproductifs de chaque citoyen.

Jean Claude Ngalamulume Bakamubia

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