Alors que le taux du dollar connaît une baisse notable face au franc congolais, la population peine à en ressentir les effets. Dans les rues de Kinshasa, le constat est unanime : la vie sociale reste chère et les ménages continuent de faire face à des prix toujours plus élevés.
Sur les marchés et autres lieux de négoce, les denrées alimentaires affichent encore des tarifs en hausse à l’image du riz, farine, huile ou encore légumes.
Du côté de transporteurs urbains, ils justifient la flambée des tarifs par la hausse du carburant et des charges quotidiennes, rendant le transport en commun de plus en plus coûteux pour les Kinois.
Un autre secteur cristallise l’incompréhension : celui des télécommunications. Nonobstant, l’amélioration du taux de change, plusieurs opérateurs maintiennent leurs forfaits autour de 2 800 CDF, parfois plus, donnant aux consommateurs le sentiment que la baisse du taux de dollar n’a aucune incidence sur leurs factures.
« On nous dit que le dollar baisse, mais au marché rien ne diminue. Au contraire, tout devient cher », témoigne une mère de famille rencontrée à Victoire, au quartier Matonge, dans la commune de Kalamu.
Avis partagé par de nombreux habitants, qui s’interrogent sur la portée réelle de cette baisse.
Il faut noter que cette situation soulève une interrogation majeure. À quoi sert la baisse du taux du dollar, si elle ne se traduit pas sur terrain par l’amélioration du quotidien des Congolais ?
Faute de mécanismes de régulation efficaces et d’une politique de contrôle des prix, la population reste désarmée face à une inflation qui ne dit pas son nom.
Thérèse Bukasa




