Ce vendredi 6 février, c’est la Journée internationale de la tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines commémorée autour du Thème : » Construire des partenariats avec les hommes et les garçons pour transformer les normes sociales et éliminer les mutilations génitales féminines (MGF). »
À cette occasion, le Fond des Nations Unies pour la Population (UNFPA), spécialisé en santé sexuelle et reproductive, a délivré un message en guise d’évaluation de la situation globale sur terrain. D’entrée de jeu, le message de l’UNFPA fait état des progrès qui ont été accomplis : les filles ont aujourd’hui trois fois moins de chance de subir ces pratiques néfastes qu’il y a 30 ans. Soulignant qu’il reste quand même beaucoup à faire.
Susceptibles de limiter les opportunités pour les femmes et les filles afin d’exercer leurs droits et de mettre en exergue leur potentiel, les MGF, infique l’agence onusienne, consistent à altérer ou léser les organes génitaux de la femme pour des raisons non médicales.

Selon l’UNFPA, ces MGF peuvent provoquer plusieurs complications, en l’occurrence, des infections graves, des douleurs chroniques, la dépression, l’infertilité ou même la mort. Elles sont reconnues comme une violation des droits de la personne, informe-t-on.
Dans son message, l’UNFPA évoque aussi la question budgétaire qui figure parmi les obstacles capables d’empêcher d’atteindre la mutilation zéro d’ici 2030. Estimant à 2,4 millions USD, la somme nécessaire pour cet objectif dans 31 pays prioritaires. 275 millions USD, fait savoir l’UNFPA, sont en passe d’y être consacrés, représentant un manque de ressources de près de 2,1 millions USD.
Des crises humanitaires telles que les épidémies, les changements climatiques et les conflits armés, sont en plus pointés par l’UNFPA, à mesure de faire reculer les progrès en cours.
La portée des partenariats avec les hommes et les garçons

L’agence onusienne soutient qu’il reste huit ans dans cette décennie d’action : Se fondant sur le thème de cette année, elle mise à cet effet sur les partenariats avec les hommes et les garçons, allusion aux leaders religieux et traditionnels, aux membres de la société civile, aux leaders des organisations communautaires, aux forces de l’ordre, pour activer une fois de plus le processus d’élimination des MGF, dans le but de transformer des normes sociales et de genre, et d’aider les femmes et les filles à exercer leurs droits et à matérialiser leur potentiel en matière de santé, d’éducation, de revenu et d’égalité.

Par voie de conséquence, l’UNFPA exhorte ainsi la communauté internationale à encourager ces partenariats avec les hommes et les garçons, susceptibles d’accélérer l’élimination de cette pratique ignoble et d’amplifier les voix des femmes et des filles, surtout qu’ils ont d’ores-et-déjà permis des avancées significatives dans la protection des femmes et des filles par exemple.
En somme, miser sur les partenariats avec les hommes et les garçons pourraient avoir le plus grand effet mondial dans l’élimination des MGF d’ici 2030, note positivement l’UNFPA en concluant son message.
Alain-Prince Eale




