Ce vendredi 15 août 2025, les Fondations Mobari Maria (FMM), Walim et Mapamboli, ont organisé à l’Institut pour Sourds de Kinshasa (ISK), une journée d’échanges dédiée aux enfants orphelins et sourds-muets.
Placée sous le thème : «L’égalité des chances et l’inclusion scolaire», cette rencontre visait à promouvoir l’éducation pour tous et à renforcer la solidarité envers les enfants vivant avec un handicap.

Maria Mobari, Présidente de la FMM, a rappelé que la solidarité consiste à «s’aimer sans différence de race et avancer dans la diversité».
Pour elle, l’inclusion n’est pas seulement un acte social, mais aussi juridique : «Envoyer un enfant vivant avec un handicap à l’école, c’est lutter contre la pauvreté, car grâce à leurs études, ils acquièrent des compétences et des capacités qui leur permettent de trouver leur place dans la société et de subvenir à leurs besoins. »

Nathalie Malalako, Présidente de la FOTHAM et experte en santé sexuelle et reproductive des jeunes, a quant à elle, insisté sur l’importance d’une inclusion qui dépasse l’accès à l’école.
« Elle doit passer aussi par le bien-être et la santé, notamment reproductive. Chaque jeune doit avoir accès à une information fiable et à des services adaptés pour comprendre les changements de l’adolescence et faire des choix éclairés. »
La Présidente de la FOTHAM a en outre alerté sur les grossesses non désirées qui touchent des jeunes vivant avec handicap.

De son côté, Myriam Waligbia, Présidente de la Fondation Walim, a exhorté les enfants à «s’aimer sans discrimination de sexe», mettant l’accent sur l’amour comme ciment de l’inclusion.

Pour sa part, le Préfet de l’ISK, Pierre Muteba a mis en exergue des préoccupations concernant le suivi et le comportement de certains élèves qui préfèrent mendier dans la rue, plutôt que de suivre une formation.

Un élève sourd-muet a profité de l’occasion pour partager son inquiétude face au manque de diversité dans les formations professionnelles, soutenant que seule la coupe et couture est réellement privilégiée au détriment d’autres métiers comme la maçonnerie ou la menuiserie.

Elle n’était en reste. La Secrétaire de l’Orphelinat Bomoko a tenu à remercier chaleureusement les trois Fondations pour l’initiative en faveur des enfants les plus vulnérables.

Notons que la journée s’est achevée sous une ambiance chaleureuse, marquée par une bénédiction pastorale et des échanges fraternels, dans l’espoir de voir ces efforts conjoints ouvrir de nouvelles perspectives pour l’inclusion et l’égalité des chances pour toutes les couches de la population congolaise.
Thérèse Bukasa




