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Violences faites aux femmes et filles : L’UNFPA et le Ministère du Genre, famille et enfant lancent la Campagne « 16 Jours d’Activisme » contre la cyberviolence  en RDC

Le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) et le Ministère du Genre, Familles et Enfants de la RDC, ont procédé officiellement à l’ouverture, ce lundi 24 novembre, à Kinshasa, des portes de la campagne des « 16 Jours d’Activisme contre les Violences Basées sur le Genre (VBG) », au cours d’un Café de presse. Cette année, cette campagne est axée sur la violence numérique ou la cyberviolence faite aux femmes et aux filles, un défi croissant à l’ère du digital.

​Lors de cette rencontre avec la presse, Mireille Ikoli, présentant les excuses de d’Alain Akpaji, a souligné l’urgence de cette initiative, en réaffirmant que la lutte contre les violences faites aux femmes est un pilier central du mandat de l’UNFPA, qui s’articule autour de trois axes fondamentaux, à savoir, la prévention, la protection, la réponse et la collecte de données.

 Cyberviolence : Un handicap contre l’autonomie des femmes

​Mireille Ikoli a présenté à cet effet, des chiffres préoccupants, révélant que 85 % des femmes ont été victimes ou témoins de violences numériques. Cette forme de violence est un obstacle majeur à l’égard de l’autonomie des femmes et à leur santé mentale.

​En réponse, l’UNFPA s’engage à proposer des programmes éducatifs sur la citoyenneté numérique et lancera dans les prochains jours, une campagne en ligne, baptisée « Toussangla », dans l’objectif de promouvoir le respect et la dignité dans le monde digital.

Les perspectives d’action incluent un plaidoyer renforcé pour l’intégration des VBG dans toutes les interventions humanitaires et un investissement accru dans la jeunesse, particulièrement les jeunes femmes, considérées comme des actrices essentielles du changement de mentalités.

Du côté de la Ministre du Genre, famille et enfant, Micheline Ombae, elle a rappelé l’engagement indéfectible du gouvernement congolais à propos de ce fléau, en insistant sur le caractère collectif de l’égalité : « Là où une femme se relève, une nation entière retrouve sa force. »

La Patronne du Genre a conclu son message par un vibrant appel à l’unité pour garantir l’égalité, la dignité et la sécurité pour tous, avec l’ambition de voir la violence disparaître d’ici 2030.

​S’adressant directement à la jeunesse, Miteille Ikoli a lancé un message poignant plein de responsabilité : « Utilisez vos téléphones pour unir et non pour briser ; pour éclairer, jamais pour humilier. »

Elle a par ailleurs souligné la dimension nationale de chaque acte de violence, et d’affirmer que « chaque violence blesse la nation » et que « l’humanité se voit dans les actes, se ressent dans les cœurs et s’affirme dans la conscience ».

Vulgarisation des lois : La RDC passe à l’offensive juridique

Malgré des avancées notables au niveau du cadre juridique, notamment avec le Code numérique de 2023 et la Loi de 2020 sur les télécommunications, la Ministre Micheline Ombae a déploré le fait que ces nombreuses lois demeurent méconnues.

En guise de solution, son Ministère va déployer une vaste campagne de vulgarisation, de sensibilisation et de mobilisation à Kinshasa et dans toutes les provinces durant ces 16 jours, soit du 25 novembre au 10 décembre 2025. Une action qui cadre dans la ligne droite de la vision du Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui a fait de la masculinité positive, un pilier de l’harmonie sociale.

​La session a été animée avec maestria par Brigitte Kiaku, qui a assuré le bon déroulement des échanges et la clarté des messages clés. L’activité s’est ensuite conclue dans une ambiance chaleureuse autour d’un cocktail convivial, marquant le début officiel de cette période cruciale d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles.

Thérèse Bukasa

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