Le ministère du Genre, Famille et Enfant a procédé mardi à l’ouverture, à Kinshasa, de la plénière du Groupe thématique Genre (GTG) pour le mois de décembre 2025, en partenariat avec ONU-Femmes. Cette séance revêt un caractère particulier, à double titre : il s’agit de la dernière réunion plénière de l’année, mais surtout de la première sous la présidence de la ministre Micheline Ombae Kalama depuis sa prise de fonction.
Créé en 2009, le GTG demeure l’un des principaux espaces de dialogue et de coordination réunissant les acteurs institutionnels, les partenaires techniques et financiers, le secteur privé ainsi que la société civile engagés dans la promotion de l’égalité des sexes et les droits des femmes.

Dans son discours d’ouverture, la ministre Ombae a souligné l’ambition collective portée par ce cadre de concertation. « La promotion des droits des femmes et des filles en RDC ressemble à une cathédrale en construction : chacun y pose sa pierre, chacun y élève une voûte », a-t-elle affirmé, saluant le travail accompli par les services publics, les cellules genre sectorielles, les organisations citoyennes et les partenaires internationaux.
L’année 2025 a été marquée par plusieurs avancées significatives : la tenue régulière des réunions des sous-groupes, l’élaboration de plans de travail, la réalisation de revues thématiques, l’organisation de la 8e édition du Forum des ministres et chefs de divisions provinciaux, ainsi que la relance des plénières du GTG après une période de suspension.

Malgré ces progrès, de nombreux défis subsistent. La ministre a notamment insisté sur la nécessité d’étendre le dispositif du GTG aux 13 provinces encore non couvertes, d’améliorer la coordination entre les niveaux national et provincial, et de renforcer les moyens financiers alloués. « Ces défis ne sont pas des obstacles, ce sont des appels », a-t-elle martelé, invitant toutes les parties prenantes à mutualiser leurs ressources et consolider les acquis obtenus.

La plénière a également permis de présenter une feuille de route technique, issue des recommandations du Forum national des ministres provinciaux en charge du genre, visant à accélérer l’intégration systématique de la dimension genre dans les politiques publiques, à intensifier la lutte contre les violences basées sur le genre, et à promouvoir l’autonomisation économique des femmes.
« Le genre n’est pas l’affaire des femmes ni celle d’un seul ministère, c’est l’affaire d’une nation entière », a conclu Micheline Ombae, appelant à un engagement renouvelé et collectif pour l’année 2026.
Femme d’Afrique Magazine




