Les récentes nominations au sein de l’administration publique congolaise ont permis à l’opinion nationale et internationale de constater sans réfléchir, la faiblesse de la représentativité féminine dans plusieurs institutions en République Démocratique du Congo.
Intervenant à ce sujet dans le site internet de l’Agence Congolaise de Presse (ACP), Maître Pacifique Nkunzi, en tant qu’analyste averti, a dénoncé avec la dernière énergie, ce mal. Pour lui, cette faible représentativité féminine révèle le décalage persistant entre les engagements normatifs et la pratique institutionnelle.

En clair, Maître Pacifique Nkunzi estime nécessaire que les décisions gouvernementales de cette nature, intègrent explicitement dans leur motivation juridique, les normes constitutionnelles et internationales relatives à l’égalité de genres et à l’inclusion.
À l’en croire, la prise en compte effective de ces normes, constituerait un fondement juridique renforcé et un levier essentiel pour une administration publique visiblement inclusive, équitable et conforme aux engagements nationaux et internationaux de la RDC.
En d’autres termes, pour Maître Pacifique Nkunzi, l’arrêté ministériel numéro 008/CAB.VPM/FP-MA-ISP/JPL/2026 du 28 janvier 2026 portant mise en place générale des Secrétaires généraux de l’administration publique, n’a pas tenu compte de l’article 14 de la Constitution de la RDC, des traités et conventions internationaux ratifiés sur l’égalité entre les hommes et les femmes, de l’Objectif de développement durable numéro 5, des Résolutions 1325, 2250 et 2419 du Conseil de sécurité des Nations Unies ou encore de l’article 29 de la Convention de l’ONU relative aux droits des personnes handicapées.

Pour ainsi dire que cet arrêté ministériel signé par Jean-Pierre Lihau Ebwa, Vice-premier ministre, Ministre de la Fonction publique, modernisation de l’administration et innovation du service public, est sans contredit, discriminatoire et non-paritaire : sur 69 Secrétaires généraux nommés, il y a 59 hommes et 10 femmes !
Une injustice qui doit être réparée
Une injustice qui nécessite à coup sûr, une réparation, étant donné que la doctrine du paritarisme qui influence dorénavant les nations membres des Nations Unies, y compris la RDC, impose un partage égal entre homme-femme.

Ce ratio déséquilibré doit en tout état de cause, interpeller au plus haut point le Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, Champion de la masculinité positive et la Première Ministre, Judith Suminwa Tuluka. Parce qu’ il y a jusque là au sein du Gouvernement, pour ne citer que ce corps, des esprits qui ne croient pas au paritarisme, se donnant le luxe d’étouffer les compétences féminines. L’arrêté cité ci-haut en est la preuve irréfutable.
Non, la parité, l’inclusion et l’égalité de genres ne constituent pas une faveur pour les femmes. Elles représentent sans débat, une reconnaissance explicite d’un leadership, qui durant des années, a été étouffé par le leadership masculin.

O tempora o mores. Ce temps est déjà révolu, celui de minimiser les compétences féminines. Retenons que le leadership féminin est une force qui participe au développement d’une société ou d’une nation.
Que dire de toutes ces femmes ministres, directrices générales, députées, juges, rectrices, professeures, architectes, joueuses de football ou basket ball, policières, fonctionnaires, militaires, journalistes, avocates, banquières, défenseures des droits humains et autres ? Que des compétences qui contribuent, bien sûr, au développement de la République Démocratique du Congo. Arrêtez de les étouffer.
Alain-Prince Eale





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Félicitations Me ALAIN pour votre intervention. Nous femmes, nous plaidons pour le renforcement de la représentativité féminine dans les institutions du pays. La femme Congolaise a aussi les compétences de bien gérer et de bien faire.