À l’occasion de la campagne de lutte contre les violences basées sur le genre (VBG), une synergie des ONG et associations a organisé un culte œcuménique ce samedi 8 novembre, au temple de l’Église protestante de Kananga, sous le thème : « Agir ensemble pour un monde sans violence. »
La cérémonie, marquée par la prière, la réflexion et des messages d’espoir, a rassemblé un grand nombre de participants, notamment des autorités politico-administratives, des responsables d’organisations de la société civile, des acteurs religieux ainsi que des croyants.

Jacqueline Tshibuabua, l’une des organisatrices, a manifesté sa satisfaction au vu de la mobilisation et promis à cet effet , d’autres actions concrètes pour un Kasaï Central sans violences.
De son côté, Paul Mania Mania, Coordonnateur provincial de la Cellule technique mixte de la masculinité positive, qui a également pris part au culte, a réaffirmé son engagement personnel à soutenir toutes les initiatives de la synergie dans la lutte contre les VBG.

Parmi les figures marquantes de cette rencontre spirituelle figurait Angélique Ntumba, Conseillère communale de la commune de Kananga.
Devant la presse locale à l’issue du culte, elle a exprimé sa satisfaction face à l’engagement collectif contre les violences faites aux femmes et aux jeunes filles, tout en insistant sur la nécessité d’une action divine pour changer les cœurs et les mentalités.
« Les hommes sont devenus méchants. Que Dieu intervienne », a-t-elle déclaré avec émotion.
Loin d’accuser quiconque, la Conseillère communale de Kananga a par contre imploré l’esprit de Dieu sur les hommes afin qu’ils soient des protecteurs et non des prédateurs, respectueux de la dignité humaine, en particulier celle des jeunes filles.
Angélique Ntumba a en outre dénoncé les nombreux cas de violences sexuelles enregistrés dans la province du Kasaï Central, affirmant que certaines situations font « pleurer » par leur cruauté.
Elle a invité la population à s’approprier la lutte contre les VBG et à faire de chaque espace, foyer, rue, église ou école, un lieu sûr pour la jeune fille.

Ce culte œcuménique a été également un moment fort de sensibilisation et d’engagement collectif pour la promotion de la paix, de l’amour et du respect mutuel dans la société, avec un appel solennel à renforcer l’éducation civique et spirituelle dès le bas âge.
La journée s’est clôturée par des prières interconfessionnelles, des messages de soutien aux survivantes des violences et un engagement à poursuivre les actions concrètes pour un Kasaï Central sans violence.
Jean Claude Ngalamulume Bakamubia




