Société

Kasaï Central : Nathalie Kambala obtient le feu vert des autorités traditionnelles sur la suppression des pratiques qui avilissent la femme

Au terme d’un atelier de formation organisé sur la mitigation des risques des violences sexuelles et celles basées sur le genre ainsi que la protection d’abus et protection sexuels,ce mercredi 04 mai, dans l’enceinte du bâtiment des chefs coutumiers du Kasaï (Bupole),que les chefs coutûmiers et les leaders communautaires ont signé un acte d’engagement avec l’organisation non gouvernementale Femme main dans la main pour le développement intégral (FMMDI).

D’après la directrice-pays de cette organisation humanitaire,tout est parti des consultations communautaires dans les groupements de Mbawu,Kashongo et Shamuzanda.

Nathalie Kambala Luse dit avoir mis l’accent sur les réflexions autour des remèdes à ce fléau des communautés respectives.

Cet engagement a pour objectif, la réduction de mutilations de cas des violences basées sur le genre (VBG), afin d’obtenir la réunification des familles séparées au moment de guerres et conflits de Kamuena Nsapu qui avait sévi dans la province du Kasaï en 2016 et 2017.

Selon Nathalie Kambala, Directrice-pays de cette ONG, qui met en œuvre ce projet sous l’appui du HCR, plusieurs femmes subissent des amendes par les coutumes après qu’elles soient violées par des criminels, chose injuste qui les discrédite.

Elle a, par ailleurs, signalé
que la sensibilisation sera intensifiée dans tous les coins de la province du Kasaï pour mettre fin à ces actes.

Pour le chef José Ngala Nsenda, porte-parole de l’Association Nationale de Chefs Traditionnels du Congo (ANATC) a, à
travers son mot de circonstance, remercié l’ONG FMMDI pour ses initiatives combien louables.
Ngala Nsenda a, au nom des tous les chefs coutumiers du Kasaï, exprimé sa joie.

« Nous avons estimé qu’il est nécessaire qu’après les troubles intervenues entre 2016 et 2017 dans la région du Kasaï, lesquelles ont fait des femmes plus victimes des violences basées sur le genre, nous devons comprendre qu’une violence n’est pas dans le cas d’espèce. Ils nous faut pardonner aux victimes des actes », a déclaré José Ngala Nsenda porte-parole de l’ANATC.

Signalons que la cérémonie a eu lieu en présence de quelques autorités judiciaires et politico-administratives du Kasai.