Le Réseau Femme et Développement (REFED), en collaboration avec le Comité National Femme et Développement (CONAFED), a organisé ce mercredi 26 novembre, à Kananga, une journée de sensibilisation axée sur la lutte contre les violences faites aux femmes et filles dans l’espace numérique.
L’activité s’est tenue au bureau de Coordination des Églises de Réveil du Congo (ERC) avec l’appui de l’organisation suédoise Diakonia.
Rose Tshibuabua, Secrétaire exécutive permanente du REFED, a expliqué le bien-fondé de cette rencontre : « Aujourd’hui, les violences contre les femmes ne se passent plus seulement dans la rue ou à la maison. Elles se sont déplacées sur Internet. Il fallait donc outiller les femmes à identifier, dénoncer et éviter ces formes modernes de violences. »
La séance a rassemblé une vingtaine de membres des comités locaux genre et développement des communes de Katoka et Kananga.
Animée par Odette Kuete, la formation a porté sur la législation congolaise en matière numérique, les types de violences numériques, entre autres, le harcèlement, le chantage, la publication non consentie d’images, l’usage rationnel du téléphone ainsi que les comportements responsables à adopter en ligne.
« L’ordonnance-loi sur le numérique en RDC prévoit des sanctions pour ceux qui humilient ou menacent les femmes via les réseaux sociaux. Ce que nous avons fait ici, c’est de rendre cela accessible et compréhensible à toutes », a-t-elle précisé.
Les participantes ont aussi formulé plusieurs recommandations, notamment, vulgariser les lois existantes et encourager les plateformes locales à dénoncer.
Rose Tshibuabua a conclu en ces mots :
« Le numérique est une belle opportunité, mais il ne doit pas devenir un espace d’oppression pour les femmes. Ce combat est celui de toute la société. »
Rappelons que cette sensibilisation entrait dans le cadre de la Campagne mondiale des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre, placée cette année sous le thème : « Tous unis pour mettre fin à la violence numérique à l’égard des femmes et des filles. »
Jean Claude Ngalamulume Bakamubia




