C’était le menu d’un atelier de formation, qui a réuni à Yaoundé le 26 Novembre 2025, les journalistes, les communicateurs scientifiques et les responsables de l’Ong Field Legality Advisory Group (FLAG), dans le cadre d’une causerie intitulée Café-science.
La gestion durable des forêts du Bassin du Congo ainsi que la transparence dans les opérations forestières et la légalité forestière au Cameroun, est un sujet qui revêt un intérêt particulier.

De ce fait, le Programme d’amélioration de la gouvernance en milieu forestier (PAMFOR), dans le cadre du projet Open Timber Portal (OTP) et l’Observation indépendante (OI), a offert aux journalistes scientifiques une série de formations, qui, faut-il le souligner, a procuré à ces hommes et femmes des médias, un langage approprié à leur profession afin de rendre compte et fournir des messages primordiaux au grand public.
Le sujet majeur de ce champ de réflexion, était lié à la légalité et à la transparence de la gestion forestière des Parc à Bois (PAB). Des gérances qui malheureusement ne sont pas toujours connu par une bonne majorité des citoyens.
Cette formation des professionnels de la presse a visé à outiller les journalistes sur les connaissances liées à la traçabilité du circuit de l’écoulement des grumes au Cameroun.

C’est sur cet aspect important, que Serge Christian Moukouri, Directeur chargé du suivi interne et du développement au sein de l’Ong FLAG, a entretenu la presse en précisant qu’il y a déjà une élaboration en cours d’un outil d’aide à la vérification de la légalité et au contrôle.
Dans la même logique, le Ministère des forêts avec le soutien technique et financier de TRAFFIC, FLAG, a travaillé à l’élaboration d’un outil d’aide au contrôle et à la vérification de la légalité dans les PAB.
La réalisation de ce travail, a permis d’identifier et de compléter certains éléments manquants dans la grille des PAB. Ainsi, dans son argumentaire, Serge Christian Moukouri, a indiqué à la presse le rôle crucial que joue la société civile et les communautés locales des zones forestières dans la promotion de la transparence et de la gestion responsable des ressources forestières au Cameroun :
« De façon générale, nous pouvions dire que les communautés sont au cœur du travail de FLAG, sur les questions de suivi de la gestion des ressources forestières, les communautés sont impliquées par exemple lors des descentes sur le terrain, nous avons des échanges avec les représentants des communautés. »
Dans cet échange de haut niveau, Serge Christian Moukouri, a en outre encouragé les exploitants forestiers à publier les rapports, ce qui contribue à renforcer la transparence et la responsabilité dans le secteur forestier.

En développant son étude, Horline Njike Bilogue Mvogo, Secrétaire générale de FLAG, soutien : » qu’il faudra que les citoyens puisent aussi suivre les activités forestières et les revenus générés par celles-ci. Et par ailleurs renforcer la participation des communautés et de la société civile dans la gestion des ressources forestières. »
Ainsi, le travail effectué par FLAG est axé sur quelques recommandations qui gravitent autour de : la promotion de la transparence et de la responsabilité dans le secteur forestier ; l’implication des communautés dans le suivi de la gestion des ressources forestières ; la défense des droits des communautés et la promotion de la gestion durable des forêts au Cameroun.

Rappelons que l’Ong FLAG a pour vocation principale de promouvoir la légalité, la transparence et la durabilité dans la gestion des ressources naturelles, en particulier en Afrique centrale.
L’organisation y parvient en fournissant des conseils techniques, en renforçant les capacités des gouvernements et de la société civile, en encourageant la collaboration entre les acteurs, et en mettant en œuvre des activités de surveillance environnementale.
François ESSOMBA à Yaoundé




