Santé

38 ème Journée mondiale de lutte contre le SIDA : Au Cameroun, la cérémonie de commémoration s’est tenue au siège de la Croix-Rouge à Yaoundé le 1 er décembre 2025

Placée sous le thème :   » Surmonter les perturbations, transformer la riposte au sida », cette journée internationale de lutte contre le VIH, revêt encore toute son importance pour rappeler que cette pandémie fait toujours des victimes et la lutte contre celle-ci est loin d’être terminée.

De ce fait, les objectifs fixés par l’ONU-SIDA d’ici 2025, sont clairs. Il faut éliminer le sida d’ici 2030. Ainsi, la commémoration de ladite Journée qui s’est déroulée au siège de la Croix-Rouge camerounaise à Yaoundé, en présence du Ministre de la Santé publique, Manaouda Malachie, ainsi que du Secrétaire permanent du Comité National de Lutte contre le SIDA (CNLS), Joseph Fokam, de Marie-Thérèse Abena Ondoa, Ministre de la Promotion de la femme et de la famille du Cameroun et d’autres hautes personnalités, partenaires techniques et financiers.

C’était une plateforme exceptionnelle pour les acteurs engagés dans la riposte nationale. Dans sa communication, Joseph Fokam, Secrétaire permanent du CNLS, a publié les résultats de l’enquête nationale CAMPHIA 2024-2025 menée auprès des ménages, relevant des avancées notables dans la connaissance du VIH, l’accès au dépistage et l’observance du traitement

Selon ces données, la progression des indicateurs témoigne d’un engagement réel sur le terrain, porté par les campagnes de sensibilisation, l’élargissement de l’offre de dépistage et la disponibilité accrue des services de prise en charge. Ces résultats, qualifiés d’  «encourageants» par les experts, renforcent l’espoir de voir le Cameroun consolider son positionnement dans la marche vers les objectifs mondiaux des trois 95.

 Ainsi, le Docteur Joseph Fokam a fait savoir que : « la situation du VIH au Cameroun, se situe autour de 0,15% cette année contre 0,24% dans la précédente enquête, soit une baisse de 9 points. Ce qui signifie réellement qu’au Cameroun, nous baissons le nombre de nouvelles infections grâce à la mise sous traitement Antirétroviral. On sait que le traitement aujourd’hui agit comme une prévention. Il est question maintenant que nous allions en communautés chercher les personnes qui ne connaissent pas leur statut, pour qu’elles aussi bénéficient des bienfaits des médicaments que nous avons au Cameroun. La prévalence est de 2,6% pour les personnes âgées entre 15 et 49 ans, qui représentent la population sexuellement active. Lorsque nous comparons ces résultats par rapports aux résultats antérieurs, où on était à 3,4% selon l’enquête CAMPHIA 1 réalisée en 2017 et l’enquête démographique de santé en 2018, qui était à 2,7%, on peut témoigner ici que nos efforts sur le terrain sont étroitement liés à la baisse des nouvelles infections au sein de la population.»

De son côté, Manaouda Malachie, Ministre de la Santé publique a indiqué ceci : «  Les performances statistiques, aussi prometteuses soient-elles, ne suffiront pas à venir à bout de l’épidémie.»

Il a insisté sur la nécessité urgente de réduire la stigmatisation et la discrimination à l’égard des personnes vivant avec le VIH :  « Plus nous allons lutter contre ces phénomènes, mieux nous allons permettre aux uns et aux autres de connaitre leur statut, de se mettre sous antirétroviraux et de supprimer leur charge virale, donc pouvoir éliminer à l’horizon 2030, le VIH SIDA dans notre pays. Le financement est un souci, certes, parce qu’avec la réduction des investissements sur le plan international, nous pensons que le gouvernement camerounais a déjà fait un gros effort en mettant en place un plan de contingence, de mitigation pour pouvoir financer le cap », a conclu Manaouda Malachie.  

Pour atteindre les objectifs ambitieux fixés à l’horizon 2030, à savoir : 95% de personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut, 95% de celles-ci sous traitement antirétroviral et 95% sous traitement présentant une charge virale supprimée, le Ministre de la Santé publique a plaidé pour une riposte plus inclusive, respectueuse et socialement soutenue.

Dans cette lutte contre le VIH SIDA, la jeunesse constitue la couche sociale la plus affectée.  À cet effet, la 2ème Vice-Présidente du Conseil d’administration du RECAJ+, a préconisé quelques pistes pour sa prise en charge plus efficace :  » L’engagement du gouvernement et de la société civile est crucial pour résoudre ces problèmes. Il est important que les autorités prennent des mesures concrètes pour améliorer l’accès aux services de santé pour les adolescents et les jeunes, notamment en ce qui concerne les tests de charge virale, les résultats de tests et les traitements. Par exemple, lorsque nous nous faisons dépister, parfois on nous demande de revenir dans les prochains jours, du fait qu’il n’y a pas suffisamment de matériels. Et il y a aussi le retard dans la restitution des résultats des charges générales émises. Notre plaidoyer aujourd’hui, c’est la participation qualitative et quantitative des jeunes et leurs intégrations dans la prise de décisions qui nous concerne. Et bien évidemment, l’engagement massif et continuel de l’état civil, du gouvernement et de la société civile. « 

François Essomba à Yaoundé

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