C’est une promesse qui a été tenue. À l’occasion des fêtes de Noël et du Nouvel an 2025, Annie Matundu, experte en genre et activiste des droits des femmes de renom, s’est rendue dans la ville dans la ville de Boma, au Kongo Central, pour apporter de l’aide aux femmes veuves.
Un geste de réconfort qui s’inscrivait dans une démarche de solidarité, de cohésion et de soutien envers cette catégorie de femmes souvent fragilisée et marginalisée.
C’était dans une atmosphère empreinte de chaleur humaine et de gratitude que s’est déroulée la rencontre entre Annie Matundu et les veuves de la communauté de Boma. Fidèle à ses engagements, celle que l’on appelle affectueusement « Maman Annie » avait tenu à célébrer la naissance du Christ et le passage à la nouvelle année aux côtés de celles qu’elle appuie depuis plusieurs années.
Une promesse tenue malgré des moyens limités

Pour Annie Matundu, cette visite humanitaire n’était pas le fruit du hasard, mais l’accomplissement d’une parole donnée : « C’est un devoir. J’avais promis aux veuves, quand j’étais ici au mois de juin dernier, que je reviendrais pour fêter avec elles pendant les fêtes de fin d’année. Voilà, je suis là. »
Nonobstant, un contexte économique difficile, l’accent a été mis sur la force du symbole. Si le manque de moyens n’occasionne pas toujours de grandes réjouissances, l’essentiel réside ailleurs : dans la présence et la reconnaissance.
« On a fêté symboliquement parce qu’on n’a pas assez de moyens pour faire grand. Néanmoins, le symbole que nous posons pour les veuves, c’est déjà bien », a-t-elle fait savoir.
L’intervention de l’experte en genre ne s’est pas limitée à une simple remise de biens. Elle a profité de ce moment pour prodiguer des conseils essentiels sur la vie quotidienne et la dignité de la veuve dans la société congolaise. Objectif : apprendre à ces femmes « comment vivre en tant que veuves », une réalité qu’Annie Matundu reconnaît comme étant « pas facile. »
En voyant ses protégées en bonne santé, Annie Matundu n’a pas manqué de rendre grâce à Dieu : « D’abord je tiens à remercier le Bon Dieu qui nous a gardés jusqu’aujourd’hui. J’ai vu toutes les femmes veuves en bonne santé, je glorifie Dieu. »

Interrogée sur son identité et son rôle afin que le monde la connaisse, Annie Matundu a rappelé l’étendue de son expertise : Consultante internationale en genre et développement, experte reconnue, activiste et représentante de la Fondation JAHEL à Boma.
« Je viens souvent avec cette dernière casquette pour honorer les veuves parce que ce sont des femmes qui doivent être honorées », a-t-elle bouclé, avant de lancer un vibrant message de vœux pour la nouvelle année à l’ensemble de la population congolaise, particulièrement, de Boma.
Par ce geste, Annie Matundu a démontré que la solidarité reste le ciment qui solidifie et soutient les membres les plus vulnérables de la société congolaise.
Thérèse Bukasa




