La 5ᵉ édition de Skills4Afrika Challenge Femme a été officiellement lancée ce lundi 16 mars, à Kinshasa, pour une durée de sept jours. Toute une semaine dédiée aux compétences et aux opportunités des femmes.
Pensé comme un cadre d’apprentissage, de visibilité et d’insertion professionnelle, cet événement s’impose comme un levier d’autonomisation des jeunes femmes en République Démocratique du Congo.

La cérémonie d’ouverture a été marquée par l’intervention de Tina Salama, Porte-parole du Président de la République Démocratique du Congo, qui a procédé au lancement officiel des activités.
Dans son allocution, elle a salué une initiative porteuse d’espoir pour la jeunesse féminine, insistant sur l’importance du développement des compétences dans un contexte de mutations économiques.
« Les jeunes femmes ont besoin d’opportunités, mais aussi de modèles. Ces plateformes permettent d’apprendre, de s’inspirer et de se préparer à un marché de l’emploi de plus en plus compétitif. »
Évoquant les défis persistants, Tina Salama a reconnu l’existence de barrières, en l’occurrence le « plafond de verre », tout en plaidant pour une approche fondée sur l’équité et la compétence.
Et de mettre en avant plan les efforts des autorités congolaises pour promouvoir la participation des femmes aux postes de responsabilité, tout en rappelant que cette dynamique s’inscrit dans la vision du Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Initiatrice de l’événement, Loris Kassongo a, pour sa part, mis en exergue la dimension concrète du programme :
« Le Challenge Femme, ce n’est pas seulement une compétition. C’est une plateforme de valorisation des compétences, de développement du leadership et surtout d’opportunités concrètes », a-t-elle affirmé.
Revenant sur l’organisation, elle a exprimé sa satisfaction quant à la mobilisation enregistrée : « Après plusieurs mois de préparation, nous avons atteint nos objectifs en termes de participation et d’interventions. Malgré les contraintes, la salle était remplie, preuve que ce type d’initiative répond à un besoin réel. »

Elle a insisté sur les innovations de cette édition, à savoir, exposition des produits des femmes entrepreneures, opportunités de stages professionnels rémunérés, mise en relation avec des recruteurs et accompagnement technique et financier.
« Nous voulons transformer les discours en actions concrètes, en créant un pont entre les compétences féminines et les opportunités professionnelles », a ajouté Loris Kassongo, et d’appeler à un engagement accru des institutions publiques pour soutenir ce type d’initiatives.

Avant de donner la parole aux participantes, Malicka Mukubu a souligné l’importance de telles plateformes, qui selon elle, permettent aux jeunes femmes de s’inspirer de modèles ayant réussi malgré les difficultés.
D’où son insistance sur la nécessité d’un engagement collectif : « Le gouvernement fait des efforts, mais il revient aussi aux femmes de se soutenir, de se mentorer et d’accompagner les plus jeunes afin de mieux les préparer aux réalités du terrain. »

Du côté des participantes, elles ont exprimé leur satisfaction à la lumière de cette initiative : « Je suis venue chercher des outils concrets pour structurer mon projet entrepreneurial. Ici, on nous apprend à transformer nos idées en actions », a confié Aline, entrepreneure en devenir.
« Les témoignages des femmes leaders sont très inspirants. Elles nous montrent que la réussite est possible, même après des échecs », a renchéri Grâce, étudiante, visiblement motivée par les échanges.

Il faut signaler qu’à travers cette 5ᵉ édition, Skills4Afrika a confirmé son ambition de passer des discours aux actions concrètes, en offrant aux jeunes femmes des opportunités réelles de formation, de réseautage et d’insertion professionnelle.
Un engagement qui contribue à bâtir une génération de femmes leaders, prêtes à jouer un rôle clé dans le développement de la RDC.
Thérèse Bukasa




