Ce mardi 24 février, le Cadre Permanent de Concertation de la Femme Congolaise (CAFCO), avec l’appui d’Open Society Africa, a organisé un atelier de partage d’expériences autour du matériel de mobilisation et de sensibilisation électorale produit lors du cycle 2023-2024.
Inscrite dans le cadre du projet « Appui à l’engagement politique des femmes et jeunes pour l’émergence d’un nouveau leadership à la base », cette session a été déployée dans dix provinces de la RDC.
Elle a permis de mener des actions d’éducation civique, d’observation électorale et d’accompagnement des femmes et des jeunes candidates.

Prenant la parole, Grâce Lula Hamba, Directrice exécutive du CAFCO, a rappelé que la participation politique des femmes évolue « à petits pas », mais qu’il est essentiel de capitaliser chaque avancée.
Elle a aussi souligné que les stéréotypes de genre, les pressions familiales et communautaires ainsi que le manque de moyens financiers constituent encore des obstacles majeurs.
Selon Grâce Lula, beaucoup de femmes sont découragées avant même d’entrer en politique, freinées par des discours qui minimisent leurs capacités ou remettent en question leur légitimité.
La Directrice exécutive du CAFCO a en plus insisté sur le rôle des partis politiques, et appelé à croire davantage au potentiel des femmes, à les encadrer et à leur offrir un réel espace de décision, au-delà des ligues féminines souvent marginalisées.

Intervenant lors des échanges, Maître Pacifique Nkuzi a mis l’accent sur la responsabilité des femmes à connaître et à défendre leurs droits, tout en les encourageant à s’affirmer et à occuper pleinement leur place dans les sphères de décision.

De leur côté, les participants ont salué l’initiative à l’image de Clotilde Lumbala, étudiante en Master 1 à l’Université des Sciences de la Communication et de l’Information (UNISIC), qui a indiqué que l’éducation civique est un apprentissage continu et s’est en outre engagée à sensibiliser les jeunes via les réseaux sociaux.

Quant à Abigaele Ponte, elle a affirmé que cet atelier l’a motivée à dépasser les stéréotypes et à aspirer à des grandes responsabilités.

Répartis en quatre groupes de travail, les participants ont recommandé, entre autres, le renforcement des échanges communautaires, la lutte contre la désinformation électorale et la poursuite des actions de formation afin de favoriser un leadership féminin et juvénile plus inclusif en République Démocratique du Congo.
Thérèse Bukasa




