Le Programme Alimentaire Mondial (PAM) a organisé le mardi 02 Septembre 2025, en collaboration avec le ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, à travers le programme national de nutrition (PRONANUT), un atelier sur les mille premiers jours de la vie de l’enfant, au Pullman Hôtel de Kinshasa.
Cet atelier qui a réuni les professionnels des médias avait pour objectif de promouvoir les pratiques nutritionnelles adéquates auprès des personnes en situation de malnutrition en particulier et la population en général.
C’est dans la perspective des commémorations de la semaine mondiale d’allaitement maternel (SMAM) et de la journée internationale de l’alimentation qui sera célébrée ce 16 octobre 2025, avec pour thème : » Main dans la main pour des aliments et un avenir meilleur » que cette campagne intitulée » Faire des mille premiers jours un bon départ dans la vie » est activée dans les provinces du Tanganyika, Kasaï, Ituri, Nord et Sud Ubangi du 26 Août au 20 novembre 2025 en République démocratique du Congo.

Dans la première présentation, la directrice du programme national de nutrition ( PRONANUT), madame Béatrice Tshala, a procédé à la présentation de la situation nutritionnelle en République démocratique du Congo.
Elle a soutenu que onze millions d’enfants sont sont affectés par la malnutrition en République démocratique du Congo et les provisions les plus touchées sont le Nord Kivu, le Kwango, le haut Lomami et le Sankuru.
» D’après l’enquête nationale de nutrition publiée en 2023, les factures ou les causes aggravant la malnutrition sont l’alimentation de faible qualité et peu diversifiée y compris l’allaitement maternel, la forte prévalence des maladies infantiles telles que la diarrhée, le paludisme et les infections respiratoires; la couverture insuffisante des programmes de santé; les conditions d’hygiène et d’assainissement précaires; la pauvreté justifiée par des revenus familiaux faibles ainsi qu’un faible niveau d’instruction des parents, en particulier des mères « , a expliqué Béatrice Tshala.
Cette dernière a également souligné que la sous nutrition a de graves conséquences sur l’individu étant donné qu’elle affaiblit les capacités physiques, freine le développer cognitif, psychomoteur et accroît la vulnérabilité face aux maladies graves et chroniques. Ces effets, poursuit-elle, entraînent un risque de mortalité plus élevé, des résultats scolaires médiocres et une performance réduite dans les activités manuelles ainsi que l’absentéisme élevé au travail.

Abordant la question relative aux cibles de la fenêtre de mille premiers jours de la vie de l’enfant, Béatrice Tshala a indiqué que ce temps mobilise plusieurs acteurs essentiels de l’enfant, chacun jouant un rôle complémentaire de son développement. Il s’agit des parents, les mères enceintes et allaitantes, les jeunes adolescentes en situation de grossesse, les leaders communautaires et les parties prenantes institutionnelles.
Dans la deuxième intervention, madame Jeanette Kamuisi, experte en communication a axé son allocution sur la promotion de la santé et nutrition par rapport aux rôles du professionnel des médias.
Il convient de signaler que les mille premiers jours, de la conception jusqu’au deuxième anniversaire de l’enfant, représente une fenêtre d’opportunité unique où les interventions peuvent avoir un impact durable sur la santé et le bien-être de l’enfant.
Serge Musene




