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Leadership féminin : Tenue à Kinshasa des travaux de Tribune d’expression populaire (TEP) sur la pratique du genre au sein des partis politiques en RDC

Organisé par les femmes pour les médias et la justice au Congo FMJC en sigle coordonnée par madame Keneth Ampi,ces travaux se ont eu lieu le 28 octobre 2021dernier à l’immeuble Tembe na Tembe dans la salle Kahuzi Biega à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo.

Dans son allocution, la coordinatrice de cette synergie, à démontré l’importance de la dite activité qui est essentiellement basée sur le plaidoyer de la parité.Mme Keneth a remercié Son Excellence Gisèle Ndaya pour sa disponibilité participative à cette tribune ainsi que la conseillère du chef de l’état en matière de lutte contre les violences et la jeunesse,Mme Chantal Yelu Mulopo,y compris les représentants des différents partis politiques notamment Pprd, UDPS, Unc, Palu, Afdc, et autres.
Elle a basé son mot sur le quotas des femmes dans les sphères décisionnelles du pays.
“… certes,la parité est vivement souhaitée en RDC mais elle devrait se réaliser plus progressivement par le système de quotas en occurence de l’État Rwandais et autres pays qui ont atteint cette parité.Je remercie les hommes des différents partis politiques notamment les élus car c’est grâce à leur appui que nous sommes arrivés à 30/100 de la représentativité des femmes dans les postes prises de décisions et j’excite ces derniers à valider le système du quotas pour éviter la discrimination qui est une sorte des violences”

A l’occasion,la ministre du genre Gisèle Ndaya a rendu hommage au Chef d’État pour son implication dans la défense et promotion des droits féminins et encouragé la structure FMJC à travers sa coordonnatrice dans cette lutte qui a commencé depuis longtemps jusqu’à trouver gain et cause aujourd’hui.

“je suis honorée d’être invitée par cette grande structure qui est reconnue sur le terrain dans les activités de plaidoyer sur la participation active des femmes. Je salue également la présence des plusieurs personnalités des partis politiques que j’interpelle de s’impliquer dans le système quota afin d’arriver à atteindre la parité tant souhaitée par les femmes dans notre pays”

Et d’ajouter : “Le non respect des accords et la non représentativité des femmes dans les postes de prises de décisions sont en quelque sorte de violences d’où l’intervention de la conseillère du chef de l’état en la matière , les FMJC doivent obtenir leur appui et accompagnement dans toutes les activités qu’elle mène pour l’émancipation de l’être féminin” souligne-t-elle avant de s’intérroger plus d’une fois ;
“Avez-vous des politiques axées sur le genre ,
Quels sont les outils légaux, instruments juridiques que vous utilisez pour constituer votre politique genre,
Avez-vous une banque des données sur l’expertise féminine de votre parti politique,
Avez-vous une politique de jeune, de la relève des jeunes, politique de mentorat auprès des jeunes,
Avez-vous prévu des femmes, jeunes femmes et jeunes hommes dans vos partis politiques,
Organisez-vous des formations de mise à niveau des membres dont les femmes et jeunes dans la gouvernance, participation publique et politique, électorale,
Comment est la politique d’accompagnement des illettrés, non-initiés, qui adhèrent au sein de votre parti politique,
Politique de recrutement ? Universités, ONG, …
Qulle politique avez-vous mise en place pour faire émerger la visibilité de l’expertise des femmes et des jeunes femmes, jeunes hommes au sein de votre parti?”a-t-elle martelé ouvrant l’etape d’interactions entre les participants.

Se penchant sur les élections des gouverneurs qui vont se tenir dans 14 provinces à l’exception de l’Ituri, gouverneur et 02 vice-gouveneurs (Kinshasa et Kwango) et les échéances électorales prochaines en RDC,les parties prenantes sont revenues sur les points suivants reformulées quelques recommandations aux élus nationaux;

  1. Pour la révision de loi électorale à venir: proposer un système de quota-femme en instaurant le système de circonscription électorale à candidature uniquement à compétition féminine.
  2. L’insertion des contraintes quant aux listes qui ne respectent ni le quota de 30% et/ ou la parité homme – femme.
  3. Les jeunes et les femmes n’ont pas des moyens
  4. Les femmes sont nombreuses au niveau de la base, elles ont été massivement votées en 2018 mais le système de seuil les a préjudicié.
  5. Comment parvenez-nous à observer les différentes lois nationales et internationales au sein du parti, celles basées sur les droits des femmes et des jeunes ?

5.Adopter un acte d’engagement pour la participation politique des femmes au sein d’un parti politique.

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