Le Mouvement « Rien Sans les Femmes » (RSLF), à travers sa Coordination provinciale du Kasaï Central, a tenu ce vendredi 18 juillet 2025, à Kananga, une importante rencontre d’échange sur la participation des femmes aux postes de prise de décision.
La réunion qui a été dirigée par la dynamique point focal du RSLF, Nathalie Kambala Luse, a réuni plusieurs acteurs clés de la société civile, des députés provinciaux, des chefs coutumiers, des membres des partis politiques et des professionnels de médias.

Dans son intervention, Nathalie Kambala a déploré la faible représentativité des femmes dans les sphères de gouvernance à tous les niveaux, malgré les engagements nationaux et provinciaux.
Elle a souligné que la promotion des femmes ne doit pas se limiter aux discours, plutôt, se traduire par des actes concrets, notamment, des nominations, des élections équitables et la création d’un environnement favorable à l’émergence du leadership féminin.

Du côté de participants, ils ont eu le temps d’analyser la circulaire du ministère de l’Éducation nationale relative au maintien à l’école des élèves enceintes. Une mesure saluée pour son intention inclusive, mais jugée incomplète, note-t-on.
D’où, des recommandations claires formulées à l’issue de cette rencontre pour accompagner ladite mesure :
– Mettre en place des dispositifs d’accompagnement adaptés pour assurer le retour et le maintien à l’école des jeunes filles enceintes dans un cadre sécurisé et sans stigmatisation.
– Faire voter un édit par l’Assemblée provinciale du Kasaï Central pour garantir un fondement légal à cette politique au niveau local.
– Organiser un forum incluant les acteurs des secteurs de l’éducation, de la santé, des activistes des droits des femmes ou des autorités traditionnelles, afin de construire un consensus fort autour de cette question sensible.

Le RSLF, à travers Nathalie Kambala, a appelé une fois de plus les autorités provinciales et les partis politiques à créer un environnement socio-politique favorable à une gouvernance équitable, où les femmes sont pleinement représentées et écoutées.
Le plaidoyer se poursuivra pour que les décisions publiques ne soient plus prises sans les femmes, mais bien avec elles et pour elles, informe-t-on.
Jean Claude Ngalamulume Bakamubia




