À l’occasion de la célébration de la Journée internationale des droits de la femme, commémorée, ce dimanche 8 mars, au stade Tata Raphaël à Kinshasa, une grande activité a été organisée par le Ministère du Genre, famille et enfant, afin de mettre en lumière les avancées et les défis liés aux droits des femmes en République démocratique du Congo.
Plusieurs personnalités politiques, des Responsables d’organisations féminines et des nombreuses femmes venues de différents horizons ont pris part à cette manifestation dédiée à la promotion de l’égalité et de l’autonomisation des femmes et des jeunes filles.
Ayant été parmi les participantes, Justine Tshilanda, Coordinatrice des femmes de l’Union Sacrée de la Nation et Présidente nationale de la Ligue des femmes du parti Cercle des Réformateurs Intègres du Congo (CRIC), cher à Stéphanie Mbombo Muamba, a partagé sa réflexion sur la portée de cette journée.
Pour elle, le 8 mars ne doit pas être considéré comme une simple date dans le calendrier, mais plutôt comme un rappel permanent des actions à mener en faveur des femmes tout au long de l’année.
Elle a souligné que la journée dédiée aux femmes ne représente qu’un jour parmi les 365 jours de l’année. Ce qui nécessite des efforts pour la promotion des droits des femmes, qui, à l’en croire, doivent se poursuivre quotidiennement.

Selon Justine Tshilanda, les thèmes abordés cette année, notamment la justice, les droits et l’action pour toutes les femmes et jeunes filles ainsi que la garantie des droits et l’autonomisation des femmes au niveau national, doivent être traduits en actions concrètes au sein des familles, des communautés et de toute la société.
Justine Tshilanda a insisté sur l’importance de la valorisation de la femme dans tous les domaines de la vie, estimant que l’autonomisation économique demeure un levier essentiel pour permettre aux femmes d’acquérir leur indépendance et de s’assumer pleinement.
» Offrir aux femmes des opportunités de formation et des moyens pour développer des activités génératrices de revenus constitue une étape fondamentale vers leur émancipation », a-t-elle souligné.
Évoquant l’organisation de la manifestation, elle s’est réjouie du bon déroulement de l’activité et de la forte mobilisation observée au stade Tata Raphaël. Elle a également salué la présence de plusieurs hautes personnalités du pays, entre autres, la Première dame, Denise Nyakeru Tshisekedi, venue honorer les femmes congolaises à l’occasion de cette journée.
Sans oublier, la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, ainsi que la Ministre du Genre, famille et enfant, qui ont également pris part à l’événement, témoignant ainsi de l’engagement des autorités en faveur de la cause féminine.

Profitant de cette tribune, Justine Tshilanda a adressé un message d’encouragement à toutes les femmes et aux jeunes filles qui se sentent encore victimes de discrimination.
Elle les a exhortées à prendre leur destin en main et à transformer les revendications en actions concrètes : » il est temps que les femmes s’approprient réellement les droits pour lesquels elles ont longtemps lutté. »
Justine Tshilanda a également encouragé celles qui dépendent encore des autres à chercher des voies d’autonomisation à travers la formation et l’apprentissage de compétences leur permettant de mieux gérer leur vie et leurs finances.

Pour la Coordinatrice des femmes de l’Union Sacrée de la Nation, une femme autonome peut non seulement subvenir à ses besoins, mais aussi contribuer au bien-être de sa famille et soutenir d’autres femmes dans leur parcours.
En somme, au-delà des discours et des slogans, la célébration de la Journée internationale des droits de la femme au stade Tata Raphaël, a été pour de nombreuses participantes un moment de réflexion et de mobilisation, avec l’espoir que les engagements pris puissent se traduire par des actions concrètes en faveur de la promotion et de l’émancipation de la femme congolaise.
Thérèse Bukasa




