Société

Festivités de fin d’année et leurs réalités : À Kinshasa, le voisinage devient une arme à destruction massive

À Kinshasa, Capitale de la République Démocratique du Congo, comme partout ailleurs, la fin de l’année constitue une saison des fêtes, marquée par la Noël qui a déjà été célébré le 25 décembre et le nouvel an qui est aussi très attendu. À cet effet, chaque famille se prépare à sa manière et selon ses moyens pour feter. Néanmoins, une réalité malencontreuse dérange. La mauvaise concurrence avoisinante.

En clair, habiter dans une cour commune, – une concession où plusieurs familles vivent -, n’est pas chose facile, car sans le vouloir, certaines personnes se retrouvent en concurrence avec ses voisins, voulant prouver qu’ils vivent mieux plus qu’eux..

Ce qui fait que plusieurs Kinois n’ont toujours pas voulu, vivre dans une cour commune, étant donné que, très souvent dans cet environnement, l’intimité souffre et la promiscuité quotidienne, un mal insidieux, mine la paix des ménages et du voisinage avec la calomnie, la médisance et la critique non constructive.

Loin d’être anodins, ces comportements dressent des murs invisibles de méfiance, d’hypocrisie et d’animosité, transformant la cohabitation en un terrain de tensions permanentes.

Epiphanie Mate, épouse et mère de famille témoigne en ces termes : « Souvent, ma voisine me critique avec sa camarade, elles pensent que je ne suis pas au courant de ce qu’elles disent sur moi, ayant compris qu’elle était hypocrite, j’ai seulement pris mes distances » a-t-elle confié.

Certainement, les moqueries, la concurrence déloyale règnent également dont certains voisins les font subir aux autres, par leurs actes comme quoi, ils vivent mieux, ils cuisinent chaque jour, ils s’habillent bien. Le tout, couronner d’un orgueil élevé.

« Ma voisine est le diable incarné, surtout en ces temps des fêtes. Elle est d’un orgueil innommable, ayant toujours des propos blessants même sur les enfants, allant même jusqu’à provoquer des disputes entre nous adultes, comme elle est âgée, elle se croit supérieure à tout le monde. Au début on se prêtait à son jeu, mais depuis lors, nous avons compris et plus personne ne la regarde », souligne Nancy Vangu, vivant dans la commune de Limete.

Ces propos blessants instaurent un climat de suspicion, brise le dialogue et l’entraide, pourtant essentiels dans ce type de cadre de vie. Peu à peu, la parcelle se transforme en un lieu de conflits perpétuels, divisés en deux camps des voisines qui ne s’adressent plus la parole, laissant les critiques prendre le dessus, rendant presque impossible la coopération et le respect mutuel.

Par ailleurs, dans ce type d’habitation, la pauvreté et la richesse ne font pas bon ménage.

« Les gens sont toujours jaloux de moi. Tout ce que je fais, mes voisines le prennent pour de l’orgueil, me traitant d’exhibitionniste parce que soit je fais ma cuisine à la véranda ou soit j’étale les habits chers de mon mari sur le fil, ou aussi parce que je nettoie nos chaussures et que je les expose au soleil. Je ne suis pas responsable de leur précarité, ils ont également deux mains, alors qu’ils multiplient leurs efforts », explique Nicha, habitante de la commune de Lemba.

Tout compte fait, à Kinshasa, vivre dans une cour commune n’est pas un choix heureux, plutôt le résultat des moyens limités.

Maria Maba

L'auteur

Vous avez des reclamations ? Veuillez les signaler ici .

Votre avis sur cet article

kitano nozomi javpussy.net コスプレ×聖水の神コラボ!激ピスでイキまくりエンドレスお漏らし うれションコスプレイヤー れいか 橋本れいか