Société

Élections générales de décembre 2023 : Le CAFCO recense dans un rapport 377 conflits électoraux dans onze provinces

Le Cadre de Concertation de la Femme Congolaise ( CAFCO), a divulgué, le mardi 25 mars 2025, à kinshasa, un rapport de médiation révélant un total de 377 conflits électoraux survenus lors des élections générales du 20 décembre 2023.
Selon ce document, les conflits ont été recensés à travers onze provinces de la République Démocratique du Congo avec Kinshasa se distinguant tristement par le nombre le plus élevé, enregistrant 106 cas.
Malgré la gravité de la situation, le CAFCO s’est tout de même réjouit du succès de sa mission de médiation, ayant réussi à résoudre 356 des 377 conflits identifiés, ce qui représente un impressionnant taux de résolution de 94,43 %.
Ce succès, signale-t-on, est attribué au professionnalisme et à l’efficacité des médiateurs déployés aux différentes capitales des provinces concernées. Cependant, à en croire ce rapport, il reste encore 21 conflits non résolus.
Il faut relever aussi que le dit rapport a mis en lumière la documentation de 103 cas de violences, principalement dirigées contre les femmes, dont 22 à Kinshasa. Ces tensions se sont manifestées sous diverses formes, allant des violences verbales aux actes de corruption, en passant par des menaces et des intimidations.
En analysant les causes sous-jacentes des conflits, le CAFCO a identifié treize facteurs principaux, en l’occurrence:
-La délocalisation, la suppression ou la fusion de certains bureaux de vote ;
-L’omission des noms de certains électeurs sur les listes électorales ;
-Les tentatives d’achat de vote par les partisans de certains candidats ;
-L’ouverture tardive des bureaux de vote ;
-Le trafic d’influence et les intimidations orchestrés par les partisans de certains candidats ;
-Le dysfonctionnement et la méconnaissance du dispositif électronique de vote ;
-Le non-respect des droits et prérogatives des témoins des candidats et des observateurs par les membres de certains bureaux de vote ;
-Le refus de la rotation des témoins et des observateurs dans certains bureaux de vote ;
-L’impatience des électeurs ;
-L’absence d’une partie du matériel électoral dans certains bureaux de vote ;
-La mauvaise gestion des files d’attente.
-La méconnaissance de la procédure de vote par les parties prenantes ;
-L’amateurisme de certains membres des bureaux de vote.
Pour faire face à ces défis, le CAFCO a via son rapport, plaidé pour une reconnaissance légale de la médiation des conflits électoraux en RDC. Car, actuellement, ce travail crucial est mené de manière informelle sans fondement juridique adéquat, souligne-t-on.
Grâce Lula Hamba, Directrice exécutive du CAFCO, a souhaité de vive voix que la médiation soit intégrée dans la législation électorale afin d’améliorer le processus démocratique.
Pour soutenir cette mission essentielle, 143 médiateurs et médiatrices ont été déployés lors des dernières élections dans les capitales des onze provinces, notamment, à Kinshasa, à Matadi au Kongo-Central, à Kenge dans le Kwango à Kikwit au Kwilu, à Mbandaka en Équateur, à Lubumbashi dans le Haut-Katanga, à Kananga au Kasaï-Central, à Mbuji-Mayi au Kasaï-Oriental, à Kindu dans le Maniema, à Kisangani dans la Tshopo et à Kolwezi au Lualaba. Ils assistés par une cellule de veille.
Une mission, a informé le CAFCO, qui s’est déroulée en deux phases, d’abord du 5 décembre 2023 au 5 janvier 2024 pour les élections du 20 décembre 2023, puis du 14 novembre au 19 décembre 2024 pour les législatives réorganisées.
Une initiative s’inscrivant dans le cadre du projet « Appui à l’engagement politique des femmes et des jeunes pour l’émergence d’un nouveau leadership politique à la base », mis en œuvre par le CAFCO avec le soutien financier d’Open Society Africa (OSA).

Thérèse Bukasa

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