Sous un ciel ouvert et au rythme des chants d’enfants, le village Bisengo, situé dans la commune de la N’sele, a vibré le vendredi 3 Avril 2026. L’ambiance était à la fois festive et pleine d’espérance.
Dans l’enceinte de l’école chrétienne « Source de Vie » Alégresse, extension Mpasa, élèves, parents et invités se sont réunis pour célébrer la clôture du mois dédié à la femme, dans une atmosphère marquée par l’émotion, la foi et l’engagement communautaire.
Organisée dans ce coin rural de Kinshasa, l’activité a réuni plusieurs acteurs du secteur de l’éducation, le couple Bussière, les autorités locales, les parents d’élèves ainsi que les intervenants engagés dans l’éducation chrétienne.

Au cœur de cet événement, la formation d’une cinquantaine de femmes issues de divers horizons, dorénavant outillées pour faire face aux défis du quotidien de l’éducation, entre autres.
Loin de l’agitation urbaine, riche d’une énergie collective remarquable, l’événement a mis en lumière le dynamisme de l’apprentissage en milieu rural. Les élèves du cycle primaire ont offert un spectacle varié, mêlant récitations, chants, poèmes et danses, avec l’appui des enseignants et des parents.
Au-delà de l’aspect festif, la cérémonie a revêtu une dimension symbolique forte, présentée comme une « résurrection » de l’apprentissage, en référence aux valeurs chrétiennes, traduisant la volonté de bâtir une éducation fondée à la fois sur le savoir intellectuel et les valeurs du cœur.

Pour la Promotrice de l’établissement, Marie Mvidia, cette initiative a dépassé le cadre scolaire : « Aujourd’hui, les mamans de Mpasa célèbrent une résurrection. Celle de la pédagogie, des connaissances et de la vie. Une vie où l’on apprend non seulement avec la tête, mais aussi avec le cœur. »
Marie Mvidia a également souligné le rôle central des femmes dans la transmission des valeurs, rappelant leur place dans l’annonce de la résurrection du Christ.

Présente à cette activité, Manuella Bussière, Encadreuse des Écoles chrétiennes en RDC, a salué une initiative inspirante : « J’ai vu aujourd’hui la manifestation d’un rêve que je porte dans mon cœur. Je prie pour la multiplication des écoles comme celle-ci. Les enfants formés ici seront des bâtisseurs pour la nation et pour la francophonie. »
De son côté, un Formateur de passage a encouragé les élèves à exploiter pleinement leur potentiel pour construire leur avenir, saluant l’impact positif de cette œuvre éducative.

Les enseignantes ont particulièrement insisté sur les retombées de cette formation pour les femmes de ce milieu rural. Sarah Kitenge, Encadreuse : « Ce projet a permis non seulement aux enfants de s’épanouir, mais aussi aux femmes qui, après tant d’années sans école, peuvent aujourd’hui apprendre et s’exprimer. C’est une grande joie. »

Notons que la cérémonie s’est clôturée par la signature du livre d’or par le couple Bussière et les membres de la communauté chrétienne. Une étape symbolique qui a ouvert la voie à de nouvelles perspectives, à savoir : la création annoncée d’une classe de 8ᵉ dès l’année prochaine.
À Mpasa, l’éducation s’impose progressivement comme un moteur de transformation sociale, faisant naître espoir et ambition au cœur des communautés rurales.
Thérèse Bukasa




