Il faut contribuer scientifiquement à l’enrichissement du débat national sur le maintien des filles enceintes dans les établissements scolaires en RDC, en proposant des recommandations fondées sur les analyses multidisciplinaires autour des differents enjeux, partage d’expériences ou identification des bonnes pratiques.
Bien entendu, dans l’objectif d’accompagner la mise en œuvre effective de cette politique, tout en réduisant les résistances socio-culturelles et en protégeant la jeune fille enceinte contre toute forme de discrimination ou harcèlement.
Tel a été le socle de l’atelier qui a réuni le samedi 9 aout dernier, au siège de la RODHECIC, des acteurs, leaders communautaires, experts en droits humains et partenaires techniques.

Cet atelier visait spécifiquement à évaluer l’impact des grossesses précoces sur la scolarisation et les capacités d’apprentissage des filles, à explorer les dimensions éthiques, sociales et légales qui entourent le maintien des filles enceintes à l’école, à identifier les besoins d’accompagnement psychosocial, juridique et communautaire adaptés à cette catégorie sociale, à formuler des propositions concrètes pour une mise en œuvre effective et inclusive de la décision de l’État congolais.

Conduite par Annie Biongo, qui, à cette occasion, a rappelé le rôle de chaque partie prenante à ladite activité afin d’avoir une compréhension approfondie sur des défis liés à la scolarisation des filles enceintes, intégrant des perspectives pédagogiques, sanitaires, juridiques et sociales.
En définitive, plusieurs recommandations ont été formulées lors de cet atelier, notamment :
-La création des centres de santé dans des écoles qui accueillerons les femmes enceintes en vue d’assurer une prise en charge rapide, étant donné qu’à ce stade, la jeune fille est exposée à tous les risques liés à la grossesse ;
-Au gouvernement, de prendre des mesures pour garantir le respect du programme scolaire face aux caprices liées à la grossesse et d’organiser des formations spécialisées pour le corps enseignant ;
-Mise en place des mesures contraignantes envers les auteurs des grossesses, car, les filles scolarisées sont en général, des mineures ;
-Création par le gouvernement des centres spécialisés pour accueillir les filles enceintes.
Christelle Mpongo




