Journalists for Human Rights (JHR/JDH) en RDC, en collaboration avec l’Union congolaise des femmes des médias (UCOFEM), a organisé, récemment, à Kinshasa, une formation sur le thème : « Leadership des femmes dans les médias à l’ère du numérique et de l’intelligence artificielle. »
Cette session a réuni 19 femmes journalistes occupant des fonctions de responsabilité au sein de leurs rédactions. Elle leur a offert un cadre d’apprentissage, d’échange d’expériences et de réflexion autour du leadership féminin dans les rédactions, les transformations numériques du secteurmédiatique, ainsi que les opportunités et les défis liés à l’utilisation de l’intelligence artificielle dans le travail journalistique.

Il faut noter que l’activité s’inscrivait dans le cadre du projet Canada Monde « La Voix des femmes et des filles ». Elle a notamment mis l’accent sur le renforcement des compétences en leadership, le management d’équipe, la communication professionnelle et la prise de décision.
Accompagner les femmes dans leurs nouvelles responsabilités
Pour Rose Masala, directrice exécutive nationale de l’UCOFEM, le renforcement des capacités des femmes journalistes constitue une mission portée par l’organisation depuis sa création.
« L’idée, c’était de renforcer en capacités les femmes journalistes pour être en mesure de bien jouer leur rôle dans leurs rédactions respectives », a-t-elle expliqué.
Selon elle, l’évolution professionnelle des bénéficiaires rend nécessaire un accompagnement adapté à leurs nouvelles responsabilités. Certaines, autrefois jeunes journalistes ou étudiantes, occupent aujourd’hui des postes de décision au sein de leurs rédactions.
« C’était vraiment nécessaire et important pour nous qu’elles soient accompagnées avec cette formation pour qu’elles donnent vraiment le meilleur d’elles-mêmes », a souligné Rose Masala.

Le numérique transforme les rédactions
Les transformations numériques ont également occupé une place importante dans les échanges. Pour Natacha Mpozo, membre du comité d’administration de l’UCOFEM et du conseil de formation, les femmes journalistes qui accèdent à des postes de responsabilité doivent désormais développer desnouvelles compétences pour diriger efficacement leurs rédactions.
La formation a notamment abordé l’utilisation de l’intelligence artificielle, la prise de décision, l’organisation et l’orientation d’une rédaction à l’ère du numérique.
Les participantes ont également été sensibilisées à la diversification des formats journalistiques. Un même contenu peut aujourd’hui être adapté à plusieurs supports : article pour la presse écrite et numérique, podcast, vidéo courte ou encore production multimédia.

Un leadership fondé sur la vision et l’écoute
Parmi les participantes figurait Tanya Yeme, journaliste à l’Agence congolaise de presse (ACP). Elle a estimé que cette formation lui a permis de revoir sa conception du leadership et de mieux faire face aux exigences liées à ses responsabilités. « Être leader, c’est celui qui sait partager sa vision avec les autres », a-t-elle témoigné.
À l’en croire, le leadership ne repose pas uniquement sur l’autorité : Il implique également la capacité à écouter, à accompagner, à inspirer et à faire progresser son équipe, tout en restant empathique et exemplaire.
La journaliste de l’ACP a en plus fait savoir que l’apport de la formation sur l’intelligence artificielle, est considéré comme un outil désormais incontournable dans le travail journalistique.
Ainsi, cette session lui a permis, a-t-elle avoué, de mieux appréhender la conception des sujets, leur traitement et les nouvelles possibilités offertes par les outils numériques.
Pour les organisateurs, l’enjeu n’était pas seulement de familiariser les participantes avec les nouveaux outils, mais aussi de leur permettre de les utiliser de manière responsable dans la gestion éditoriale, l’organisation du travail et la production des contenus.
Thérèse Bukasa





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