C’est au cours de la Tribune scientifique organisée, le mercredi 19 août, dans les installations de la MONUSCO, à Kinshasa, par le Bureau d’expertise électorale, genre et gouvernance locale (BEGL), en partenariat avec la Section Genre de la MONUSCO, ONU Femmes et le Panel d’experts de la résolution 2250, que la sensibilisation de la société d’une manière régulière a été pointée comme l’une des solutions pour démonter les stéréotypes qui bloquent l’évolution de la femme.
Tenue sous le Thème : ’’ Le parlement représentatif et inclusif sensible au genre ’’, l’activité a connu la participation de Didier Lapiar, Représentant de la Ministre du Genre, famiille et enfant, Micheline Ombae Kalama, des Conseillers communaux de Kinshasa, Bas- Uélé, Nord-Kivu, les Professionnels des médias et les Responsables des organisations de la société civile.
Maître Pacifique Nkunzi, Responsable du BEGL et Ambassadeur de la Masculinité positive, Winnie Litofe de la Section Genre de la MONUSCO et Clémentine Sangana de l’ONU Femmes, ont été les animateurs et intervenants principaux de la Tribune, qui s’est plus focalisée autour des questions de genre.

À cet effet, Winnie Litofe de la Section Genre de la MONUSCO a exposé sur ’’ l’Introduction sur les questions de Genre dans la mise en œuvre de l’agenda femme, paix et sécurité : Levier pour l’avènement d’un parlement représentatif et sensible au genre en République Démocratique du Congo.’’
Il fallait en premier lieu pour Winnie Litofe de faire comprendre à l’assistance le concept Genre, qui pour elle, décrit entre autres, les rôles sociaux et les relations entre les hommes et les femmes.
Les aspects naturels qui caractérisent l’homme et la femme ne sont pas pris en compte par la notion Genre. Elle se base plutôt sur la perception de la société sur l’avenir, l’évolution de l’un ou l’autre dès le bas âge, ou le comportement à afficher vis-à-vis d’eux. Allusion faite ici aux réalités socioculturelles et aux stéréotypes.
’’ L’homme est fort, la femme est faible ; La femme ne construit pas. ’’ : Ces deux pensées par exemple, constituant pour Winnie Litofe, des clichés par excellence, ont permis à la société de deconsidérer la femme et de voir dans l’homme, tout ce qui est valeureux.
’’ Faux ’’, selon Winnie Litofe. À l’en croire, la femme est plutôt, une force, elle construit, elle participe au développement de la société ensemble avec l’homme. Les preuves sont legion pour le démontrer noir sur blanc.
Il y a des femmes qui détiennent des diplômes. Il y a celles qui occupent des postes de responsabilité et de décision telles que Judith Suminwa Tuluka, Micheline Ombae Kalama, Marie-Chantal Kaninda pour ne citer ces trois noms. La femme mariée s’occupe à 100 % de sa maison, en parlant des tâches ménagères sans que l’homme n’intervienne. Des exemples qui prouvent que la femme est forte, elle construit et participe au développement de la société.
D’où le vœu de Winnie Litofe, en tant qu’Experte en Genre, de voir la société actuelle être sensibilisée régulièrement sur les atouts de la femme, sa capacité à payer les taxes, à accompagner, à diriger, àcontribuer, à créer, à éduquer les enfants, à construire l’avenir : une manière forte pour deconstruire les stéréotypes qui l’ont freiné depuis belle lurette.
Pour sa part, Clémentine Sangana de l’ONU Femmes, intervenant en ligne, a mis en avant le mandat et les différentes actions de l’ONU Femmes. Elle a exhorté en outre aux élus nationaux, provinciaux et locaux à voter des budgets sensibles au genre. Autrement dit, des budgets qui touchent aux besoins réels des populations, des femmes, des filles, des garçons, etc.

’’ Un parlement sensible au genre ne se limite pas seulement au nombre des élues femmes ’’, a martelé Pacifique Nkunzi, Responsable du BEGL et Ambassadeur de la Masculinité positive, dans son intervention.
En plus de cet aspect très significatif, a fait savoir l’Ambassadeur Pacifique Nkunzi, le parlement doit favoriser une culture interne respectueuse des droits des femmes ou promouvoir l’égalité des sexes comme c’est le cas dans d’autres parlements africains, notamment, celui de l’Afrique du Sud qui compte 180 femmes élues sur 397. Preuve d’une évolution considérable à ce propos.
Ainsi, aux hommes et aux femmes de porter l’Agenda Genre, et aux décideurs publics congolais d’accélérer les réformes y relatives pour permettre à la RDC de passer à la vitesse supérieure en matière de genre, car la femme renferme tous les atouts susceptibles de faire avancer la société.




