Le Cadre permanent de concertation de la femme congolaise (CAFCO), en partenariat avec le Global network of women peacebuilders (GNWP) et autres partenaires, a organisé, le vendredi 17 juillet, un atelier de renforcement des capacités couplé au lancement de la 2 ème édition du Concours médias, femmes, paix et sécurité.
L’activité s’est tenue en présentiel dans la salle Marini Bodho de la Cathédrale du Centenaire protestant, à Kinshasa et a connu la participation, entre autres des jeunes journalistes âgés de 23 à 35 ans, et ce, autour des agendas Femmes, paix et sécurité (FPS) et Jeunesse, paix et sécurité (JPS).

Représentant le Secrétaire général du Ministère de la Communication et médias, Tina Likula, Directrice cheffe de service des médias audiovisuels, a rappelé que les médias sont des acteurs incontournables de la consolidation de la paix.
En insistant sur leur responsabilité dans la lutte contre la désinformation, la promotion d’une information responsable ainsi que l’intégration des questions de genre et de la jeunesse dans les productions médiatiques.
Tina Likula a également réaffirmé l’engagement du Ministère de tutelle à accompagner les initiatives visant à professionnaliser davantage le secteur médiatique.

Dans son mot de bienvenue, Maître Josepha Pumbulu du CAFCO, a présenté les objectifs de l’atelier, notamment le renforcement des capacités des journalistes, la promotion d’une meilleure couverture médiatique des agendas FPS et JPS, ainsi que le lancement officiel de la 2 ème édition du Concours MFPS.
Elle a profité de l’occasion pour rappeler que cette initiative s’inscrivait dans le cadre du projet de renforcement du leadership local autour de l’agenda Femmes, paix et sécurité.

Centrée sur le thème de l’atelier, en l’occurrence, « Médias et Agenda Femmes, paix et sécurité : renforcer la voix des femmes dans le processus de paix », l’intervention d’Annie Matundu a fait allusion à l’insuffisance de la connaissance de la Résolution 1325 en République Démocratique du Congo.
Relevant dans le même temps, plusieurs défis, notamment le manque d’information, les stéréotypes de genre, les risques de censure et la faible participation des femmes aux processus décisionnels.
À cet effet effet, Annie Matundu a invité les journalistes, particulièrement, à vulgariser davantage cette Résolution onusienne, à adopter un langage inclusif, à valoriser les initiatives portées par les femmes et à soutenir le plaidoyer en faveur d’un financement national des agendas Femmes, paix et sécurité.

De son côté, le Professeur Obul Okwes est revenu sur les fondamentaux de l’écriture journalistique en période de conflit. Pour lui, le journaliste doit s’en tenir aux faits, sans commentaire ni prise de position et de en privilégier l’exactitude, la vérification des informations, le recoupement des sources, l’équilibre des points de vue et la prise en compte de l’intérêt humain.
Il a en outre insisté sur la nécessité de donner la parole aux victimes, notamment aux femmes et aux enfants, tout en rejetant toute forme de propagande.

Clôturant les différentes interventions, la Journaliste Mathy Musau a mis en lumière le rôle essentiel des médias dans la mise en œuvre des agendas FPS et JPS :
Encourager les journalistes à produire davantage de reportages, d’enquêtes et de papiers de fond afin de sensibiliser la population, vulgariser les Résolutions 1325 et 2250, promouvoir le leadership féminin, changer le regard porté sur les femmes, en les présentant comme des actrices de paix plutôt que comme de simples victimes, ont été là les points essentiels de sa communication.
Et d’appeler les médias à plaider pour un meilleur financement des politiques publiques en faveur du genre.
Juste après cette étape, a eu lieu le lancement officiel de la 2 ème édition du Concours Médias, femmes, paix et sécurité, dédiée aux jeunes journalistes congolais de moins de 35 ans.
Il a été question, entre autres, que ces jeunes professionnels des médias soumettent des candidatures en lien avec des productions journalistiques réalisées entre le 17 juillet jusqu’au 17 octobre 2026, portant sur les agendas Femmes, paix et sécurité, ainsi que Jeunesse, paix et sécurité.

En organisant ces deux activités, le CAFCO et ses partenaires s’attendaient à renforcer l’engagement des jeunes professionnels des médias afin qu’ils contribuent, par une information de qualité, à la promotion de la paix, de la cohésion sociale et de la participation des femmes et des jeunes aux processus de prévention et de résolution des conflits en RDC.
À coup sûr, l’atelier a constitué un véritable cadre d’apprentissage et d’échanges pour les jeunes journalistes. Il leur a permis d’approfondir leurs connaissances sur les agendas Femmes, paix et sécurité ou Jeunesse, paix et sécurité, notamment sur la mise en œuvre des Résolutions 1325 et 2250 du Conseil de sécurité des Nations Unies.

Sans oublier également que les participants ont été outillés sur les fondamentaux de l’écriture journalistique en période de conflit ainsi que sur le rôle stratégique des médias dans la promotion de la paix, la lutte contre la désinformation, la cohésion sociale et le renforcement de la participation des femmes et des jeunes aux processus de paix.
Thérèse Bukasa




