Santé

Santé sexuelle et reproductive : Les femmes du RFMA ont dit non à la ménopause précoce à travers une marche à  Kinshasa 

 

En prélude à la Journée mondiale de la Ménopause célébrée le 18 octobre de chaque année, le Réseau des Femmes Ménopausées d’Afrique (RFMA) a organisé, ce vendredi 26 septembre, à Kinshasa, une  marche de santé pour sensibiliser les femmes à dire non à la ménopause précoce et rappeler qu’elle est une étape naturelle, et non une malédiction.

Devant une foule compacte de femmes venues de tous les coins de la capitale, Hélène Bukumba Mwamba, Coordonnatrice nationale du RFMA-RDC, a porté la voix de toutes ces femmes souvent mises à l’écart.

Avec des mots forts, elle a lancé :  » La femme ménopausée n’est pas une sorcière. C’est une femme autonome, responsable, une femme à part entière. »

Et d’appeler chaque femme à mieux se connaître, à écouter son corps, à bannir l’automédication qui tue en silence et à privilégier les consultations médicales pour une prise en charge adéquate. Car la ménopause,  a-t-elle souligné, se gère et ne se subit pas dans la honte.

 » Cette marche n’était pas une simple manifestation de rue. Plutôt uneréponse à un problème social profond et longtemps occulté en RDC.La ménopause reste dans notre société un sujet tabou, entouré demythes, de honte et de discrimination. Les femmes ménopausées sontsouvent stigmatisées, traitées de sorcières, mises à l’écart de la viesociale et même conjugale. Par ignorance, beaucoup subissent ensilence des troubles graves.’’

Le message du RFMA-RDC était clair : ’’ il est temps que la société congolaise change de regard. La ménopause n’est pas un tabou, ce n’est pas la fin de la vie d’une femme. C’est une nouvelle vie qui commence.’’

Ainsi, pour deconstruire la stigmatisation, dénoncer la montée de la ménopause précoce et valoriser la femme ménopausée, un mémorandum a été lu et déposé au siège de l’Assemblée nationaleavec des copies réservées au Président de la République et à la Première Ministre.

Pour Hélène Bukumba, la conséquence directe de cette stigmatisation est : ’’ L’ automédication sauvage, le recours aux tradi-praticiens et l’isolement. Pire, on constate une hausse inquiétante des cas de ménopause précoce avant 40 ans, liée au stress, aux maladies chroniques, à la mauvaise alimentation et au manque de suivi gynécologique. » C’est ce constat alarmant, a signalé Hélène Bukumba, qui a poussé le RFMA à briser le silence.

Clôturant cette activité riche en émotions et en enseignements, Hélène Bukumba a lancé un appel vibrant à une mobilisation massive pour la réussite de la Journée mondiale du 18 octobre prochain, qui s’annonce déjà grandiose à Kinshasa.

Par ailleurs, le RFMA-RDC n’a pas manqué de remercier chaleureusement sa Présidente fondatrice, Dr Bijoux Moembo Madeleine, pour son engagement indéfectible et son combat noble pour la défense et la valorisation des femmes ménopausées d’Afrique.

Notons que le RFMA est une structure panafricaine dédiée à lavalorisation et à la défense des droits des femmes ménopausées. Sabranche de la RDC est dirigée par Hélène Bukumba, sous l’impulsionde sa Présidente fondatrice, Dr Bijoux Moembo Madeleine.

Vous avez des reclamations ? Veuillez les signaler ici .

Les commentaires sont fermés.