L’ONG Femmes Main dans la Main pour le Développement Intégral (FMMDI), tire la sonnette d’alarme. Dans un communiqué de presse rendu public ce jeudi 13 août, l’Organisation dénonce avec la dernière énergie, la recrudescence des cas de violences sexuelles commises sur les filles dans la ville de Kananga.
Ces cas graves impliquent des enfants de 5 à 16 ans, à en croire l’ONG FMMDI. Les derniers cas enregistrés concernent des filles de 5, 11 et 14 ans dont une d’entre elles vit avec un handicap.
L’ONG FMMDI fait état d’un autre cas, notamment, deux mineures issues d’une même famille qui ont été victimes d’abus sexuels de la part d’un colocataire, tout en signalant une tentative de viol présumée sur une élève de 16 ans par son encadreur de stage au sein d’un établissement public de la place.
Pour l’ONG, aucun enfant ne doit être exposé aux violences, aux abus ou à l’exploitation. Elle estime que la protection des enfants doit être l’affaire de toute la communauté. Ainsi, face à ces actes ignobles, elle lance un appel vibrant :
– Aux parents et aux familles afin qu’elles restent vigilantes sur les mouvements des enfants pour promouvoir un environnement plus sécurisant et protégé ;
– Aux entreprises et aux employeurs qui doivent multiplier les campagnes de sensibilisation à l’endroit des employés sur les abus, le harcèlement et les violences sexuelles en milieu professionnel, et leurs faire signer un code de bonne conduite ;
– Aux établissements scolaires et professionnels en vue de mettre en place des mécanismes sûrs de prévention, de signalement et de protection des filles en situation de stage ou d’apprentissage.
L’ONG FMMDI que dirige Nathalie Kambala Luse rappelle qu’elle reste engagée dans la lutte contre ces fléaux qui, selon elle, ternissent l’image des filles et constituent un frein pour leur développement personnel et communautaire.
Jean Claude Ngalamulume Bakamubia




