Dans le cadre de la lutte contre les inégalités et les violences faites aux femmes, l’ONG Dynamique Actions pour la Défense des Droits des Femmes, Filles et Enfants (DADDFFE), a organisé ce vendredi 24 Juillet, une grande séance de sensibilisation, au village Tubuluku, dans la commune de Kananga.
Cette activité a été réalisée en synergie avec quatre structures locales, notamment, Homme pour la Dignité et la Promotion de la Femme (HDPF), Agissons pour la Femme, le Centre Culturel et le collectif Diyi Dia Kasaï. Plus de 120 femmes, hommes et jeunes ont pris part aux échanges.
C’est dans le cadre du projet » Renforcement de l’accès aux droits en matière de santé sexuelle et reproductive » mis en œuvre par la DADDFFE avec l’appui de ses partenaires techniques, que cette activité s’est tenue.

À en croire la Coordonnatrice de l’ONG DADDFFE, Adrienne Bombesha, l’objectif visé par le projet, est d’améliorer l’accès des femmes, des jeunes filles et garçons à l’information et aux services de santé sexuelle et reproductive, tout en luttant contre les normes sociales néfastes, les discriminations et les violences basées sur le genre (VBG) dans les communautés du Kasaï-Central.
Pour y arriver, l’ONG DADDFFE mène des actions de proximité, en l’occurrence, la sensibilisation, le dialogue communautaire, le plaidoyer auprès des leaders et le renforcement des capacités des relais.
Pendant près de trois heures, les facilitateurs de la DADDFFE ont échangé avec la communauté de Tubuluku autour de trois axes :
1. L’égalité de genres : Déconstruire les stéréotypes qui relèguent la femme au second plan ;
2. Les droits en matière de santé sexuelle et reproductive : Planification familiale, CPN, accouchement assisté, lutte contre les mariages précoces ;
3. Prévention et signalement des VBG : Identifier les types de violences, connaître les canaux de dénonciation et les services de prise en charge disponibles à Kananga.

Albert Ngalamulume, Représentant de l’ONG HDPF, a insisté sur le rôle des hommes dans cette démarche :
» Nous ne pouvons pas parler de développement sans l’égalité entre l’homme et la femme. Notre objectif aujourd’hui est de promouvoir cette égalité, de lutter contre la discrimination de la femme et de renforcer les connaissances de toute la population sur ses droits en matière de santé sexuelle et reproductive. L’homme doit être le premier allié de la femme pour son épanouissement. »
Julie Mukendi de la DADDFFE a rappelé quant à elle, l’urgence d’agir : » À Tubuluku comme dans plusieurs autres villages, les tabous et la désinformation bloquent l’accès aux soins. À travers ce projet, nous voulons donner à chaque fille et à chaque femme le pouvoir de décider de son corps, de sa santé et de son avenir, sans peur et sans violence. »

De son côté, Evariste Ndumba Kayina Muina, Chef du Groupement de Kabanga Mandila, a salué l’initiative : » Je félicite l’ONG DADDFFE et tous ses partenaires pour avoir pensé à mon groupement. Nous faisons face à plusieurs défis : grossesses précoces, mariages forcés et manque d’information. Je demande à toute la population de Tubuluku d’écouter attentivement ce message, de le mettre en pratique et d’en assurer la pérennité pour nos enfants. »
La séance s’est clôturée par l’identification de dix Relais communautaires hommes et femmes qui auront la charge de poursuivre la sensibilisation dans le village Tubuluku.
Jean Claude Ngalamulume Bakamubia




