Mining

DRC Mining Week 2026 : Que retenir de la discussion interactive lors du Panel Women-Mines du 18 juin sur l’accès au financement des femmes dans le secteur minier 

Bien après les interventions de Marie-Chantal Kaninda, PCA de KCC et Présidente de Glencore/RDC et de Joël Kabuya, Directeur général adjoint d’ECOBANK/RDC, autour des thématiques : Le financement des femmes dans le secteur minier : faciliter l’accès au capital et au microfinancement, et Programme de microfinance pour les femmes dans l’industrie extractive, la discussion interactive a pris place.

Juste pour répondre aux différentes préoccupations liées à la problématique du financement des femmes dans le secteur des mines et du leadership feminin dans les entreprises minières.

Conduite par Elo Walha, Directrice générale de Mwinda Group Consulting/RDC, cette discussion interactive a connu la participation de Jeanine Mabunda Lioko, Associée/Crysos Coopérative/RDC, Eliane Mboso, Directrice des Ressources humaines – Mutanda Mining/RDC et Mbembo Bemba, Directeur général adjoint de Firstbank/RDC.

 

Jeanine Mabunda a pointé les obstacles structurels et culturels 

Pour Jeanine Mabunda, au vu de son expérience, les femmes du secteur minier sont dépourvues de financement ou du capital pour des raisons structurelles et culturelles : 

’’ Le secteur minier est généralement masculin, risqué et exige beaucoup de capitaux. Pour ce qui est de la garantie que demande une banque, notamment un terrain ou un immeuble, déjà 85% de femmes n’ont pas de titres foncièrs.  », a-t-elle fait connaître.

 » Comment elles peuvent répondre positivement à cette condition sine qua none des banques  », s’est interrogée Jeanine Mabunda.

Donc, à l’en croire, c’est difficile pour les femmes d’obtenir le financement à la lumière d’une telle situation. Surtout pour une femme entrepreneure qui arrive pour la première fois dans une banque.

Mbembo Bemba recommande un accompagnement comme l’une des solutions 

La banque tient toujours compte de l’état du client qui manifeste le besoin d’être financé : ’’ En d’autres termes, la banque qui veut prêter de l’argent, doit s’assurer si l’entreprise, la femme entrepreneure ou la PME, peut être capable de rembourser ’’, a soutenu Mbembo Bemba, Directeur général adjoint de Firstbank/RDC.

C’est le langage technique de la banque, a-t-il insisté, qui souvent est mal compris par le client qui sollicite un financement. 

Toutefois, Mbembo Bemba a recommandé quelques solutions face à ces defis, entre autres, l’accompagnement et le temps :

 ’’ Les institutions financières doivent écouter et accompagner les clientes. La femme entrepreneure doit laisser du temps à son activité ou PME afin qu’elle soit confortable ou formalisée. Ce qui ouvrira la voie à un bon accompagnement pour booster son développement économique . ’’

La compétence, l’une des clés  

Eliane Mboso, Directrice des Ressources humaines – Mutanda Mining/RDC, a mis l’accent sur la compétence féminine, qui représente pour elle, la clé pour qu’une femme soit recrutée ou occupe un poste de décision ou autre.

Pour elle, c’est la politique de la compétence qui guide les entreprises KCC ou Glencore/RDC, soutenant cela par l’exemple d’une de leurs employées qui a été recrutée avec une grossesse qui était à terme : 

’’ Une femme très engagée et dynamique au travail aujourd’hui. Sa grossesse n’était pas un obstacle. Nous l’avions recruté parce qu’elle était compétente.’’

Aux autres entreprises du secteur minier d’emboîter les pas de KCC et Glencore/RDC qui recrute les femmes sur base de leur compétence et non pour une autre raison quelconque. 

 

Christelle Mpongo et Alain-Prince Eale 

L'auteur

Éditrice Général, Fondatrice du Magazine Femme d'Afrique.

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