»Faciliter aux femmes l’accès au capital et au microfinancement dans le secteur minier » ou encore » Programme de microfinance pour les femmes dans l’industrie extractive », entre autres thématiques qui ont été au centre du débat, ce jeudi 18 juin, au Panel Women-Mines, dans le cadre de la 21 ème édition de DRC Mining Week.
Ce Panel qui réunissait les femmes leaders congolaises et africaines, banquières, cheffes d’entreprises et autres opératrices économiques ouevrant dans l’industrie extractive, a connu les interventions de Marie-Chantal Kaninda, PCA de Kamoto Copper Company (KCC) et Présidente de Glencore/RDC ou de Joël Kabuya, Directeur général adjoint d’ECOBANK/RDC.
Le financement des femmes dans le secteur minier : faciliter l’accès au capital et au microfinancement :
Cette thématique a été abordée par Marie-Chantal Kaninda, PCA de KCC et Présidente de Glencore/RDC. Son exposé a mis l’accent sur l’inclusion, qui pour elle, est un levier de performance et non une option.

Tout en reconnaissant les différentes contraintes dont font face les femmes dans le secteur minier, structurelles ou liées à l’accès limité au financement, cependant, Marie-Chantal Kaninda n’est pas allée sur le dos de la cuillère pour signaler que : ’’ Limiter une femme, c’est limiter un potentiel de croissance. ’’
» Oui, le risque est de faire passer une compétence quand on limite une femme. » ce qui n’est pas le cas àKCC et àGlencore/RDC, selon Marie-Chantal Kaninda, où : » La promotion de la compétence féminine représente toute une vision. »
Pour Marie-Chantal Kaninda, changer de mentalités, passer aux actions concrètes et volontaires, soutenir l’entrepreneuriat féminin, soutenir les programmes d’éducation financière, promouvoir les femmes en tant que décideuses, constituent la base capable de faire avancer le rôle de la femme dans le secteur minier.
Autrement dit, il est nécessaire, à en croire, Marie-Chantal Kaninda, d’accompagner, de mentorer et de créer un environnement propice pour permettre aux femmes du secteur minier de s’épanouir, de diriger et d’innover.
’’ Il faut passer de l’intention à l’action, de l’inclusion à l’autonomisation pour construire un secteur minier performant, durable et équitable ’’, a recommandé Marie-Chantal Kaninda concluant ainsi son intervention.
Programme de microfinance pour les femmes dans l’industrie extractive :
Une autre thématique abordée par Joël Kabuya, Directeur général adjoint d’ECOBANK/RDC. Elle a permis d’emblée à Joël Kabuya de relever les différents défis qui empêchent les femmes du secteur minier de faire évoluer leurs entreprises.

Il y a notamment : ’’ Le manque de mobilisation ou l’indisponibilité d’une garantie, l’absence d’encadrement, de la formation, de l’information, de la formalisation ou documentation administrative de l’entreprise, ainsi que l’infériorité de la rentabilité par rapport au coût du crédit.’’
Pour ce faire, le DGA d’ECOBANK/RDC a insisté sur le choix de l’activité le jugeant très important au risque de travailler pour le banquier, et surtout sur la formalisation ou la documentation administrative qui permet au banquier, selon Joël Kabuya, d’être informé sur l’historique de l’entreprise, le chiffre d’affaires ou la trésorerie :
» Des conditions à remplir à coup sûr pour aider une banque à faire la traçabilité et à l’apprécier. Car, avec le cash, c’est difficile pour une banque d’avoir une idée sur la trésorerie. »
Que fait alors ECOBANK/RDC pour faciliter l’accès au financement aux femmes ou à leurs entreprises ? Selon son DGA Joël Kabuya, ECOBANK/RDC a mis en place voilà six ans déjà, une offre de facilitation ou d’allègement des conditions d’éligibilité dédiée uniquement aux femmes.
’’ Est éligible à un financement à ECOBANK/RDC, cette entreprise là qui est dirigée par une femme bien que détenue par un homme, une entreprise qui a 50% du personnel féminin ou une entreprise qui produit des biens et des services destinés aux femmes. ’’
Et d’ajouter que : ’’ ECOBANK/RDC finance ces entreprises éligibles ou ces femmes à hauteur de 50 000 USD sans garantie et autres, fixant leurs parcours ou expériences à deux ans seulement à la place d’aller au-delà à l’instar d’autres banques. ’’
Toujours dans le cadre de permettre aux femmes de surmonter les défis mentionner ci-dessus ou d’accéder facilement au financement à ECOBANK/RDC, Joël Kabuya a souligné également que sa banque propose tout un programme sur l’éducation financière à travers des formations certifiantes en présentiel ou en ligne pour les femmes, en partenariat avec des grandes institutions financières mondiales.
’’ L’objectif poursuivi via ces formations certifiantes en éducation financière d’ECOBANK/RDC, est d’amener les femmes à comprendre les langages du banquier et du business, et à bien gérer les ressources humaines ’’, a fait savoir, Joël Kabuya.
Des interventions qui ont suscité plusieurs questions de la part des participantes, qui faut-il le relever, ont eu des réponses idoines au vu de l’expertise des panelistes.
Christelle Mpongo et Alain-Prince Eale




