L’ONG Femme main dans la main pour le développement ntégral (FMMDI) a dénoncé avec la dernière énergie, la résurgence des cas des violences sexuelles et celles basées sur le genre au Kasaï et au Kasaï Central, dans un communiqué publié ce lundi 15 juin, signé par sa Directrice générale Nathalie Kambala Luse.
Deux faits d’une extrême gravité survenus dans ces deux provinces, notamment à Luebo, au Kasaï où accusées de sorcellerie, deux jeunes filles ont été copieusement tabassées.
» Nous avons suivi avec indignation la maltraitance infligée à deux jeunes filles dans le territoire de Luebo, au Kasaï, accusées de sorcellerie », informe-t-on dans le document.
L’ONG FMMDI est allée plus loin en condamnant avec la plus grande fermeté ces agissements et l’attitude de certaines autorités locales qui cautionnent et permettent des violences physiques et psychologiques publiques à l’encontre des jeunes filles sur la base de simples présomptions.

Pour Nathalie Kambala, des tels actes portent gravement atteinte à la dignité humaine et aux droits fondamentaux de ces jeunes filles.
Face à cette situation, la Directrice générale de la FMMDI a appelé les instances judiciaires de Luebo à diligenter des enquêtes afin d’identifier et de traduire en justice toutes les personnes impliquées dans ce forfait.
Le communiqué de l’ONG FMMDI a pointé ensuite un autre drame. Le viol d’une jeune fille de 13 ans à Kananga, au Kasaï Central : » Par ailleurs, nous dénonçons avec vigueur un cas de viol commis sur une mineure de 13 ans à Kananga, à l’aube de ce jour, alors qu’elle se rendait à la source. «
La FMMDI a dans le même temps salué la réaction rapide des forces de l’ordre et adressé ses sincères félicitations aux services de sécurité qui ont rapidement interpellé l’auteur présumé de cet acte ignoble, mentionne-t-on.
Nathalie Kambala a saisi l’opportunité pour interpeller les parents en lançant cet appel : » À cette occasion, nous invitons les parents à renforcer les mesures de protection des enfants et à éviter de les envoyer seuls aux heures matinales ou tardives, dans des endroits moins sécurisés. «
À travers ce communiqué, l’ONG FMMDI a réaffirmé ainsi son engagement dans la lutte contre les violences basées sur le genre et la protection des enfants dans cette partie de la République Démocratique du Congo.
Jean Claude Ngalamulume Bakamubia




