Selon le docteur Jeremy Balekelayi Chimba, médecin généraliste évoluant au Congo – Brazzaville, le cancer du col de l’utérus chez la femme constitue un véritable enjeu de santé publique.
À l’en croire, Il se développe au niveau de la partie inférieure de l’utérus, située entre cet organe et le vagin et apparaît lorsque les cellules de cette région se multiplient de manière anormale et incontrôlée.
Dans la majorité des cas, soutient le docteur, cette maladie évolue progressivement à partir de lésions précancéreuses qui peuvent être détectées et traitées à temps.
La principale cause du Cancer du Col de l’utérus selon le docteur Jeremy Balekelayi : c’est une infection persistante issue de certains types du papillomavirus humain, connus sous le sigle HPV.
« D’autres facteurs, notamment le tabagisme et l’affaiblissement du système immunitaire, en particulier chez les personnes vivant avec le VIH, peuvent également favoriser son développement. L’absence de dépistage régulier augmente, quant à elle, le risque de découvrir la maladie à un stade avancé. »
Le docteur Jeremy Balekelayi souligne avec force que face à cette maladie, la prévention demeure essentielle :
« Elle repose notamment sur la vaccination contre le HPV. Particulièrement efficace,lorsqu’elle est administrée avant le début de la vie sexuelle. Le dépistage régulier permet également de détecter les infections à risque et les lésions précancéreuses avant leur évolution vers un cancer. »
Pour le médecin, la vigilance aussi reste de mise face à certains signes à l’image des saignements vaginaux inhabituels, en particulier après les rapports sexuels, des pertes vaginales anormales ou des douleurs persistantes. L’apparition de ces symptômes nécessite une consultation médicale.
Et le docteur Jeremy Balekelayi de conclure :
« Le cancer du col de l’utérus n’est pas une fatalité. La vaccination, le dépistage et le traitement précoce constituent des moyens essentiels pour lutter contre cette maladie. La sensibilisation des femmes et l’accès aux services de santé demeurent indispensables pour renforcer la prévention et réduire les risques. »
Par Bénédicte Balekelayi Misenga, reporter stagiaire




