L’ONG Tabitha pour le développement intégral (TDI-ONG) a lancé, ce lundi 2 novembre, à Kananga, un programme de formation professionnelle destiné aux femmes vivant avec handicap, en partenariat avec le Réseau provincial des organisations de personnes avec handicap pour le développement (REPROPHAD)- Kasaï-Central.
Financée sur fonds propre, cette initiative prévoit un accompagnement de six mois et des subventions pour soutenir les activités économiques des bénéficiaires.
Pour cette première session, 50 participantes suivent une formation consacrée aux activités génératrices de revenus (AGR) et à l’approche des associations villageoises d’épargne et de crédit (AVEC).
L’objectif est de renforcer leurs capacités en création et en gestion des petites activités économiques, dans un contexte où les personnes vivant avec handicap restent confrontées à la marginalisation et aux difficultés d’accès à l’emploi.
» Nous ne voulons pas que ces personnes restent dans la situation où elles doivent toujours tendre la main », a indiqué Pascal Kabelela, chargé de programme au sein de TDI-ONG.
Selon lui, il est question à travers cette initiative de favoriser leur autonomie et leur donner les moyens de développer leurs propres activités.
Il faut signaler que le programme comprend également des formations pratiques en savonnerie, ainsi qu’en pâtisserie et boulangerie : chaque filière prévoit six mois d’accompagnement et une subvention. Pour ce faire, TDI-ONG entend procéder à l’identification des besoins des participantes avant de déterminer les appuis financiers à leur accorder.
Pour plus de précision, le coordonnateur de TDI-ONG, Bessy Beya, a souligné que cette initiative constitue la première étape d’une série d’activités destinées à soutenir les personnes marginalisées.
Et d’ajouter que son organisation apporte son expertise et ses propres ressources pour accompagner les bénéficiaires vers une plus grande autonomie économique.

« On ne peut pas former et laisser cette catégorie de personnes comme ça », a-t-il pointé, en référence à l’accompagnement financier prévu après les différentes formations.
Il a également lancé un appel aux autorités compétentes, notamment au ministère chargé des personnes vivant avec handicap, afin qu’elles soutiennent de telles initiatives.
De son côté, David Lumbala, coordonnateur provincial du REPROPHAD, a insisté sur l’importance du suivi des bénéficiaires après leur apprentissage. Sa structure s’engage, selon lui, à les accompagner dans la réalisation de leurs projets afin que les compétences acquises puissent déboucher sur des activités concrètes et durables.
Du côté de bénéficiaires, elles sont prêtes à mettre en pratique tous les acquis. Parmi elles, Thérèse NTumba Cadette, qui a salué les connaissances acquises durant ces deux jours de formation et a pris l’engagement de les appliquer dans ses activités quotidiennes.

» Cette formation nous a permis de découvrir des notions et des méthodes importantes que nous ne maîtrisions pas auparavant « , a-t-elle témoigné, remerciant du coup TDI-ONG ainsi que le formateur, Pascal Kabelela, pour l’encadrement et la qualité des enseignements dispensés.
Au-delà de ce programme destiné aux femmes vivant avec handicap, TDI-ONG annonce également des formations à l’intention des jeunes demandeurs d’emploi, notamment en collecte de données, en conception et en élaboration de projets.
Une sélection des meilleurs profils est prévue pour participer à de futures activités d’enquête, sur la base des termes de référence qui seront publiés.
À travers ces initiatives, TDI-ONG et REPROPHAD entendent contribuer au renforcement des capacités et à l’inclusion économique des femmes vivant avec handicap, tout en élargissant les possibilités de formation professionnelle pour d’autres catégories de la population.
Jean Claude Ngalamulume Bakamubia




