Organisée,  le samedi 31 octobre, à Kinshasa, autour du Thème: » Femmes, droits, santé et autonomisation ’’, la célébration des six années d’existence de la Fondation Judith Kwete, a constitué une occasion propice pour promouvoir, entre autres, la protection et l’indépendance économique de la femme congolaise.

La manifestation a connu la participation de plusieurs femmes leaders. Et surtout de Judith Kwete Ngokadi, présidente de la Fondation Judith Kwete (FJK), initiatrice de la manifestation.

Profitant de l’évènement, Judith Kwete Ngokadi a brossé en quelques mots, le rôle de la Fondation Judith Kwete : 

’’ La FJK est une organisation très engagée dans le développement communautaire et le bien-être de la population.’’

En d’autres termes : 

’’ La FJK œuvre pour la protection des communautés, l’autonomisation des populations, le renforcement des capacités des femmes et l’amélioration des conditions de vie des populations ’’, a-t-elle expliqué.

Pour la présidente Judith Kwete, la vision de sa Fondation est de contribuer à bâtir une société plus forte, solidaire et durable où chaque personne peut participer activement au développement de sa communauté.

Cette intervention de Judith Kwete a donné lieu bien après,  aux différentes autres interventions liées au thème de la célébration, qui ont rendu la fête plus belle que jamais. Une fête qui a été aussi rose.

À cet effet, les thématiques abordées, notamment, sur la défense des droits de la femme, la protection de la santé de la femme et l’autonomisation de la femme, ont été vues comme des enjeux essentiels pour l’épanouissement de la femme, ainsi que le développement de la société congolaise. 

Éclairages sur autant de moyens pour renforcer la place de la femme 

Il sied de noter qu’en République Démocratique du Congo, malgré les avancées juridiques, sanitaires et sociales, plusieurs défis liés à la femme et à la jeune fille, restent à relever. 

Ces différentes préoccupations ont été au centre des interventions de l’experte en genre, Anny Matundu ou de Liddy Salina, qui ont apporté leurs éclairages sur les moyens de renforcer la place de la femme dans la société.

Ainsi, la femme occupe une place fondamentale dans la société. Cependant, la reconnaissance de ses droits, son accès aux soins de santé et son indépendance économique demeurent des préoccupations qui nécessitent une attention particulière.

Prenant la parole sur la question des droits de la femme et de son autonomisation, Anny Matundu a rappelé l’importance des dispositions légales qui garantissent la protection des femmes en RDC.

Elle a notamment fait référence aux articles 14 et 15 de la Constitution congolaise, qui consacrent respectivement l’égalité entre les hommes et les femmes ainsi que la lutte contre les violences sexuelles. 

Selon elle, la femme doit connaître ses droits afin de pouvoir les défendre et vivre dans la dignité au sein de son foyer ou encore dans la société.

Abordant en plus la question de l’autonomisation de la femme, Anny Matundu a fait savoir : 

’’ Il ne s’agit pas seulement de lui donner des moyens financiers, mais  de lui permettre de connaître ses capacités, afin de prendre des décisions et de participer activement au développement de sa communauté.’’

Sur le plan sanitaire, Liddy Salina a orienté son intervention sur la santé mentale et physique de la femme. Elle a évoqué le Cancer du sein, une maladie qui constitue une préoccupation majeure pour la santé féminine.

Le Cancer du sein, à l’en croire, se caractérise par le développement de cellules anormales dans les tissus mammaires. Sa prévention, selon Liddy Salina, passe entre autres, par la sensibilisation, la connaissance des signes d’alerte et le dépistage précoce. 

Son intervention a mis en exergue l’importance pour chaque femme de prendre soin de sa santé physique, mais également de son équilibre psychologique : 

’’ Car une femme en bonne santé physique et mentale, est mieux préparée à faire face aux responsabilités familiales, professionnelles et sociales ’’, a souligné Liddy Salina.

Pour sa part, l’homme genré Steve a mis l’accent sur l’entrepreneuriat, présenté comme un moyen important de favoriser l’indépendance économique de la femme.

Oui, à travers l’entrepreneuriat, a fait connaître l’intervenant Steve, les femmes peuvent développer leurs compétences, créer leurs propres activités et devenir financièrement autonomes.

Et Steve de poursuivre : 

’’ Cette approche permet également de réduire la dépendance économique et d’offrir aux femmes davantage de possibilités pour participer au développement économique de leurs familles et de leurs communautés.’’

Toutefois, a indiqué Steve, pour que cette autonomisation économique devienne une réalité, les femmes doivent bénéficier d’un accompagnement, de formations, de financements et d’un environnement favorable à leurs initiatives.

De ce qui précède, il y a lieu de relever que les droits, la santé et l’autonomisation économique ne sont pas des privilèges réservés aux femmes, plutôt, des éléments indispensables liés à leur dignité et à leur épanouissement. 

Les différentes interventions ont démontré clairement qu’une femme informée sur ses droits, dont sa santé est assurée, capable de subvenir à ses besoins, représente une véritable force pour la société.

L’autonomisation économique de la femme congolaise ne doit donc pas rester un simple discours, mais devenir un engagement collectif et une réalité quotidienne. Tel est le combat de chaque jour de la Fondation Judith Kwete.

Bénédicte Balekelayi, reporter stagiaire