Un rendez-vous inédit s’annonce dans l’univers de la mode africaine : Le 7 février 2026 à midi, Kinshasa accueillera la cérémonie d’échange de vœux entre stylistes et modélistes du Royaume Kongo, une initiative portée par Marco Fashion, qui ambitionne de fédérer les acteurs de la création autour d’une vision culturelle et identitaire forte.
L’événement se veut inclusif et rassembleur. Stylistes, modélistes, créateurs de mode, accessoiristes, maroquiniers, coordonniers, coiffeurs et esthéticiens sont conviés à prendre part à cette rencontre de haute portée, en guise de reconnaissance à la lumière de leur contribution essentielle à l’écosystème de la mode. Tous sont appelés à célébrer ensemble l’ouverture d’une nouvelle année créative, dans un esprit de convivialité et de partage.
Hormis Kinshasa, ce rassemblement réunira aussi des créateurs venus de la République du Congo, du Gabon et de l’Angola. Une diversité géographique qui fait écho à une même racine historique : celle du Royaume Kongo, symbole d’une identité partagée bien avant les frontières actuelles.

Il faut signaler que l’initiateur de l’événement, le CEO de Marco Fashion, défend une conception de la mode qui dépasse l’esthétique. Pour lui, elle est avant tout un langage culturel, un espace de reconnexion à l’histoire et aux valeurs communes.
« Je parle du Kongo avec un “K”, et non avec un “C”. Avant les frontières, il y avait une identité, une culture, un royaume », a-t-il déclaré, rappelant que les créateurs des pays cités ci-dessus sont liés par un héritage commun.
L’idée de cet échange de vœux est née d’un constat simple : contrairement à d’autres régions du monde, les stylistes africains disposent de peu de cadres formels pour se retrouver et célébrer collectivement le début d’une nouvelle année professionnelle.

À travers ce projet, le CEO de Marco Fashion souhaite instaurer une tradition durable, favorisant la reconnaissance mutuelle, le dialogue et la collaboration entre créateurs d’un même espace culturel et identitaire.
Déjà, l’initiative suscite un intérêt au-delà des frontières congolaises. Pour le promoteur, cette première édition marque un point de départ.
« L’objectif est d’abord de réussir cette édition. Ensuite, pourquoi ne pas envisager un échange de vœux des stylistes africains ? Après Kinshasa, nous pourrions penser au Cameroun, à la Côte d’Ivoire, au Togo, ou accueillir davantage d’invités de tout le continent », a-t-il confié.
Avec cette cérémonie d’échange de vœux très particulière, il est vrai que la mode va s’affirmer ainsi comme un pont entre passé et avenir, un outil d’unité et de projection pour les créateurs africains, ancrés dans leur héritage et résolument tournés vers un avenir ensoleillé.
Thérèse Bukasa




